Jean-Claude Killy démissionne. Il n’est plus membre du Comité international olympique.

Dans L’Equipe Magazine, à paraître samedi, Jean-Claude Killy indique avoir envoyé sa lettre de démission au nouveau président du Comité international olympique (CIO), l’Allemand Thomas Bach. A 70 ans, il quitte l’institution olympique qu’il fréquente depuis dix-neuf. Il faut que je bouge, explique-t-il. J’arrête parce que, avec les Jeux d’hiver de Sotchi, quand on a fait comme moi la campagne de Russie pendant sept ans, il est difficile de trouver, à mon âge, quelque chose d’autre d’aussi riche, d’aussi excitant. J’arrête parce que mon olympisme a commencé aux Jeux d’Innsbrück il y a cinquante ans, j’étais skieur. Un demi-siècle juste, dont presque vingt ans passés au CIO. Pour sa dernière mission olympique, Jean-Claude Killy présidait de la commission de coordination des Jeux de Sotchi, après avoir notamment organisé les JO d’Albertville en 1992. Sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine avait été critiquée. Mon image en a pris un coup ? Ce n’est pas grand-chose (…) J’ai passé sept ans à travailler en direct avec le chef d’un état de 145 millions d’habitants. Je dois être l’un de ceux qui le connaissent le mieux. J’ai la conviction que Poutine est un homme bien, répond le triple champion olympique des Jeux de Grenoble en 1968.

Bien que souvent critique à l’égard des différentes candidatures françaises qui se sont succédé au cours des dernières années, son départ est un coup dur pour la France qui perd une voix à Lausanne, au siège du CIO. Il était l’un des trois membres français de l’instance olympique, avec Guy Drut et Tony Estanguet, nouvellement élu.