Oslo, avec notamment le souvenir des inoubliables JO-1994 à Lillehammer, serait la plus forte candidature à l’organisation des Jeux d’hiver 2022, estime le président de la Fédération international de ski (FIS), dans un entretien samedi au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

A mes yeux, Oslo serait le candidat le plus fort. Il n’y a qu’à penser (au tremplin) d’Holmenkollen, au pied duquel se massent 120.000 spectateurs, déclare Gianfranco Kasper, soulignant l’impact positif de l’édition 1994 à Lillehammer.

Le nom reste encore très fort, le souvenir de la magie des Jeux de 1994 et son ambiance réjouissent encore beaucoup de gens, explique le président de la FIS, accordant également de bonnes chances à d’éventuelles candidatures d’Ostersund (Suède) et Munich (Allemagne).

Dans le cas de la capitale bavaroise, qui a vécu une désillusion pour les JO-2018, Kasper estime qu’il serait mieux pour l’Allemagne de rester discret un ou deux ans après l’élection jeudi de Thomas Bach à la présidence du CIO.

La présidence allemande ne serait alors plus un problème, dit-il, persuadé que la tendance au sein du Comité olympique allemand a toujours été tournée vers les jeux Olympiques d’été.

Pour l’hiver 2022, Almaty est déjà là et on peut compter sur la Pologne, l’Ukraine et peut-être la Slovaquie, mais seulement avec un autre candidat, indique Kasper, assurant qu’il ne faut rien attendre des Américains qui veulent d’abord renouer avec les JO d’été.

Les habitants d’Oslo ont voté en faveur d’une candidature de leur ville pour 2022, le oui l’emportant avec 55,1% des suffrages exprimés, contre 44,9% pour le non. Les promoteurs de cette candidature doivent encore obtenir des garanties financières auprès de l’État.

Le Comité international olympique (CIO) a fixé au 14 novembre la date-limite pour le dépôt des candidatures. La ville-hôte doit être désignée le 31 juillet 2015.