La Guadeloupe s’est positionnée pour accueillir la rencontre France-Canada au premier tour de la Coupe Davis du 4 au 6 mars. Une candidature inspirée par Yannick Noah.

Nous avons reçu ce jour des lettres officielles de la Ligue de tennis et du conseil régional de Guadeloupe qui ont émis le souhait d’accueillir la rencontre, a affirmé à l’AFP Jean-Pierre Dartevelle, vice-président de la FFT. Organiser une rencontre outre-mer serait une première dans l’histoire de l’équipe de France de Coupe Davis. La démarche de la Guadeloupe répond au souhait du capitaine Yannick Noah et des joueurs de disputer la rencontre sur terre battue et en extérieur, explique M. Dartevelle. Le but est notamment de limiter l’impact des frappeurs canadiens, en particulier Milos Raonic, plus à l’aise sur surface rapide. A cette époque de l’année, cela ne peut se faire qu’en Outre-Mer, fait valoir Christian Forbin, le président de la Ligue de tennis de Guadeloupe, en concurrence avec Rouen et Albertville pour accueillir le match.

A l’origine, trois villes – Albertville, Rouen et Trélazé- avaient répondu en temps et heure à l’appel d’offre. Mais sur l’instance de Yannick Noah, la FFT a repoussé la décision de son bureau fédéral, programmée initialement le 13 novembre, au 4 décembre pour permettre à une région de l’Outre-Mer de présenter un dossier.

Recevoir le Canada en Guadeloupe implique toutefois un surcoût de l’ordre du million d’euros, hors subventions, selon M. Dartevelle, dont 500.000 euros uniquement pour l’aménagement du stade de 4000 à 4.500 places. Mais la FFT espère être aidée financièrement par les collectivités en cas de désignation de la Guadeloupe.