Pour cette saison, sans Coupe du monde, la Fédération française de rugby (FFR) a budgété une somme d’environ 7,4 millions d’euros pour les besoins du XV de France.

Ce qui représente environ 70 % du montant global alloué à l’ensemble des équipes de France, qui comprend notamment les moins de vingt ans et les féminines. Ce sont nos partenaires, nos entrées au stade qui financent le rugby dans son ensemble. Le XV de France en est la vitrine. Il est l’élément moteur de la Fédération mais il n’en est qu’un acteur, indique Pierre Camou, le président de la FFR.

Les performances et l’image du XV de France bénéficient à l’ensemble du rugby français. Au cours de l’exercice 2010-2011, sur plus de 89 millions d’euros de recettes, la FFR a engrangé 16,5 millions d’euros de recettes pour les matches internationaux (tournées de novembre, matches du Tournoi des Six Nations à domicile). Les années paires sont les plus juteuses, avec trois matches au Stade de France dont un France-Angleterre. L’enveloppe issue des droits TV – négociée par le Comité des Six nations en ce qui concerne le Tournoi – et des partenariats a représenté quant à elle plus de 45 millions d’euros en 2010-2011.

Au rayon des dépenses, la FFR reverse chaque année une certaine somme à la Ligue nationale de rugby en échange de la mise à disposition des internationaux : 21 millions d’euros sur la période 2009-2013. La LNR, de son côté, reverse 5% de ses recettes globales hors taxe pour contribuer au financement du rugby amateur, soit 3,4 millions d’euros lors du dernier exercice.