C’est bien connu, les chantiers ne se déroulent jamais comme prévu. L’entreprise italienne œuvrant sur le toit ayant déposé le bilan, le nouveau stade du Racing 92 ne sera pas inauguré en janvier 2017. Le coût global de la construction est également revu à la hausse.

L’enceinte de 32.000 places en configuration rugby et 40.000 pour les concerts devait être achevée en décembre 2016 pour une inauguration, avec un match de gala, le 2 janvier 2017. Interrogé par le Midi Olympique, le président du club de rugby francilien, Jacky Lorenzetti, a confirmé l’information : Il y aura peut-être un peu de retard comme souvent sur un chantier. Je suis le dossier au quotidien, c’est aux entreprises de gérer ça. Mais il n’y a pas de stress. La direction du club explique que la société italienne censée œuvrer sur la structure du toit fermé a déposé le bilan. Ce qui devrait repousser de six à huit mois la livraison de l’Arena 92, dont le chantier avait été lancé en février 2014. S’il est difficile de donner une nouvelle date d’inauguration, la direction du club des Hauts-de-Seine espère pouvoir disputer les derniers matchs de la prochaine saison dans sa nouvelle enceinte.

Prévu au départ pour être rétractable, le toit de l’Arena 92 sera fermé en permanence, pour des raisons d’acoustique, répète son maître d’ouvrage. Le système d’ouverture et de fermeture n’aurait pas permis une étanchéité suffisante, au niveau décibels, pour respecter la tranquillité des habitants lors des concerts, avait justifié à plusieurs reprises l’architecte Christian de Portzamparc.

Une enveloppe budgétaire en hausse

Autre révélation de Midi Olympique : le coût initial de 400 millions d’euros, dont 220 pour l’Arena seule et 180 pour les 38.000 m2 de bureaux, est en train d’être revu à la hausse. Le financement est assuré par le groupe Ovalto Investissement en fonds propres et crédit octroyé par la banque Natixis. Je ne peux pas chiffrer ça exactement aujourd’hui, j’en saurai plus à la fin du mois de mars, a signalé Jacky Lorenzetti, président d’Ovalto Investissement. Vu de l’extérieur, le chantier progresse à vue d’œil. Les ouvriers ont commencé à poser, sur la façade ouest, les premières des 620 écailles en verre et métal qui vont habiller le stade, niché derrière la Grande Arche de La Défense, et lui donner sa singularité.