«Murène», de Valentine Goby, aux éditions Actes Sud, vient de remporter le prix Sport Scriptum. Créé en 1996 par l’Union des Journalistes de sport en France (UJSF), et sponsorisé par la FDJ, ce prix récompense le meilleur livre de sport de l’année.

Par six voix contre trois, le jury, présidé par Jean-Philippe Leclaire, directeur adjoint de la rédaction de L’Équipe, a préféré Murène à «Mes maillots jaunes», d’Éric Fottorino (éd. Stock). Murène s’attache au destin de François Sandre, un jeune Parisien des années cinquante, qui voit sa vie basculer après un accident qui va entraîner l’amputation de ses deux bras. Il sera alors sauvé par la pratique de la natation, alors que les premiers Jeux Paralympiques seront disputés à Rome, en 1960. «Il s’agit d’un cheminement vers la naissance du handisport, avec toutes ses difficultés souligne Jean-Philippe Leclaire. L’ouvrage permet de mettre en lumière le rôle rédempteur du sport.» Au-delà d’une histoire de malchance, le roman de Valentine Goby décrit l’émergence du handisport et nous entraîne jusqu’aux Jeux paralympiques de Tokyo en 1964.