Michael Phelps a disputé ses derniers Jeux olympiques pour une nouvelle moisson de médailles. Le nageur américain peut partir tranquille, le relève est assurée. Notamment du côté français.

Florent Manaudou, Yannick Agnel, Camille Muffat et les Chinois Ye Shiwen et Sun Yang symbolisent la nouvelle vague qui a dominé les Jeux de Londres. L’avenir leur appartient.

Florent Manaudou, sprinteur de 22 ans qui mesure près de 2 m pour presque 100 kilos, a été le vainqueur inattendu du 50 m libre. Florent Manaudou a une incroyable aisance naturelle dans l’eau, comme un poisson. Il a un potentiel bien plus important que ce qu’il montre en ce moment, commente le technicien néerlandais Jacco Verhaeren, qui a porté au sommet Pieter Van den Hoogenband et Inge de Bruijn. L’entraîneur batave est tout aussi admiratif des performances de Yannick Agnel, 20 ans, et de sa partenaire d’entraînement à Nice, Camille Muffat, 23 ans. Les deux nouveaux champions incarnent une école et une méthode, celle de l’entraîneur Fabrice Pellerin, qui a fait nager ses athlètes 17 km par jour, 7 jours sur 7, durant l’année olympique.

Agnel, plus de 2 m, a signé l’une des cinq plus belles courses de toute l’histoire sur 200 m libre, dixit Michael Phelps, devenu à Londres l’athlète le plus médaillé de l’histoire olympique (22 médailles dont 18 en or). Il a également été la clé de la victoire inédite des Français sur le relais 4×100 m libre.

Muffat, elle, s’est offert l’or sur 400 m libre et l’argent sur 200 m libre.

Agée seulement de 16 ans, Ye Shiwen a créé la sensation à Londres avec deux titres, sur 200 m et 400 m 4 nages, mais aussi un record du monde (400 m 4 nages). La Chine a été la première nation à faire tomber des records du monde depuis la fin des combinaisons miracle, le 1er janvier 2010. Sun Yang, 21 ans, a amélioré la marque de 3 secondes sur 1500 m et s’est adjugé le 400 m libre. Si un pays avec 1,3 milliard d’habitants commence vraiment bien à s’entraîner dans un bon système, on est tous en danger. L’organisation de la natation chinoise n’est pas encore extraordinaire, mais s’ils arrivent à changer ça, et à coller à de meilleurs programmes et être mieux entraînés, alors là…, souffle Verhaeren.