Le CSA a décidé de mettre en garde France TV pour des propos déplacés tenus par ses journalistes durant les JO d’hiver à Sotchi.

– Je connais un anaconda qui serait bien allé embêter cette Cléopâtre canadienne.
– Vous pourrez lui dire que c’est pas la seule à être excitée, elle a un joli sourire cette patineuse.
– Elle a des airs de Monica Bellucci, avec un peu moins de poitrine, mais bon…

Ce dialogue entre Nelson Monfort et Philippe Candeloro tenu pendant l’épreuve féminine de patinage artistique aux JO d’hiver fait partie des raisons ayant poussé le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à sortir de sa réserve. France Télévisions a reçu une mise en garde officielle pour des propos déplacés tenus à plusieurs reprises par ses journalistes durant les épreuves de Sotchi.

Monfort, Candeloro ou encore Patrick Montel ont régulièrement été pointés du doigt sur les réseaux sociaux durant la quinzaine en raison de leurs commentaires misogynes et graveleux. Pour le CSA, certains propos étaient extrêmement déplacés et que certains d’entre eux étaient même de nature à refléter des préjugés sexistes. Pour le gendarme de l’audiovisuel, le service public se doit d’être exemplaire en matière de promotion de l’image et de la place de la femme.

L’intervention du CSA intervient dans un contexte particulier. Le projet sur l’égalité hommes-femmes est actuellement en cours de lecture au Sénat. Il prévoit notamment d’étendre ses compétences à la lutte contre les stéréotypes et les préjugés sexistes. Que risque maintenant France Télévisions ? A ce stade rien, sauf pour son image de marque. Cette mise en garde est le premier niveau d’avertissement du gendarme de l’audiovisuel. Vient ensuite la mise en demeure puis une véritable sanction comme la suppression d’une tranche de publicité ou une amende, qui peut aller jusqu’à 3 % du chiffre d’affaires tout de même.