Le Bayern Munich mène la chasse aux équipes qui ne rempliront pas les critères du fair-play financier. Le PSG est dans le viseur de Karl-Heinz Rummenigge, le président du club allemand, qui met la pression sur l’UEFA dans ce dossier.

Invité d’un congrès sur le sport business à Düsseldorf, Karl-Heinz Rummenigge s’est de nouveau attaqué au PSG. Pour le président du Bayern Munich, dont les propos ont été relayés par Bild, le club de la capitale doit être surveillé par l’UEFA dans l’optique du fair-play financier. Je ne peux pas imaginer que Paris réponde équitablement aux critères du fair-play financier. Nous avons tous entendu parler de son contrat avec le Qatar, d’environ 200 M€ par saison, a-t-il accusé, faisant allusion au contrat de sponsoring passé avec QTA pour permettre à Paris de passer à travers les mailles du filet du fair-play financier selon ses détracteurs.

Le dirigeant allemand en profite pour mettre la pression à Michel Platini, président de l’UEFA et créateur du fair-play financier, selon lequel un club dépensant plus qu’il ne gagne ne pourra pas s’inscrire aux compétitions européennes depuis cette saison. C’est un véritable test pour l’UEFA, qui ne sera pas heureuse de voir un club ne pas répondre aux critères après trois années de test. Les clubs qui ne respectent pas les règles paieront le prix pour ça, elles ne l’imaginent pas aujourd’hui. Il se peut que mon point de vue et celui de Michel Platini ne soient pas appréciés. Mais la Ligue des champions n’est pas un jouet pour les hommes riches qu’ils l’ont décidé, qu’ils viennent d’Arabie Saoudite ou de Russie. Michel Platini est d’accord avec ça.

Les dirigeants qataris du PSG, et les autres richissimes propriétaires de clubs européens comme Roman Abramovich à Chelsea, apprécieront. Le Bayern Munich n’a pas l’intention de se faire des amis et sera attentif au verdict de l’UEFA, dont une Commission a été reçue par le PSG la semaine passée dans le cadre du fair-play financier…