Interrogée dans les colonnes du Monde, Najat Vallaud-Belkacem a notamment évoqué les fonds du PSG. Pour la ministre des Sports, il est nécessaire de surveiller l’argent des Qataris grâce notamment au fair-play financier. C’est une vraie question, même si le PSG est une formidable vitrine pour le foot français. Pour garantir l’équité des compétitions, il faut que les masses financières des participants soient à peu près comparables. Mais quand on laisse investir à fonds perdu, explique-t-elle. C’est pour cela que je soutiens Michel Platini et sa règle du fair-play financier : elle vise à éviter ces déséquilibres. Je pense qu’un jour – on l’a vu dans d’autres pays –, un club en faillite se retournera vers la collectivité publique pour être renfloué, comme les banques il y a quelques années. Or, je ne suis pas pour que l’on privatise les profits quand ça va bien et que l’on socialise les pertes quand ça va mal.