L’AS Monaco a répondu aux clubs contestant l’accord passé avec la LFP par la voix de Vadim Vasilyev, son vice-président. Le débat est clos, annonce le bras droit d’un Dmitri Rybolovlev agacé de cette situation.

Monaco hausse le ton. Après s’être déjà opposée à la LFP avant de finir par trouver un accord à hauteur de 50 M€ pour continuer à avoir son siège en Principauté, l’ASM n’a pas l’intention de se laisser faire par les frondeurs. Si sept clubs (PSG, Bordeaux, OM, Lille, Lorient, Montpellier Caen) ont fait part de leur intention de contester cet accord devant la justice, Vadim Vasilyev, le vice-président monégasque, leur a envoyé une réponse cinglante dans les colonnes du Figaro. Toutes les procédures ont été respectées. Le débat est clos. Cet accord est irrévocable. Qui va vouloir investir dans le football français si l’on conteste chaque décision ?, assène le bras droit de Dmitri Rybolovlev.

Je pose la question : est-il mieux d’avoir 50 millions d’euros ou zéro ?  Il y a une baisse annoncée des recettes des droits TV pour les deux ans à venir autour de 50 M€. Notre présence va les faire grimper. La Ligue 1 a besoin de suspense et de grandes stars pour améliorer ses droits TV, se justifie le dirigeant russe, pour qui quelques clubs font passer leurs propres intérêts devant ceux du football français et ne supportent pas d’avoir un concurrent supplémentaire alors que la présence de l’AS Monaco va apporter entre 50 et 100 millions d’euros par an en droits TV additionnels à partir de 2016 avec le nouvel appel d’offre selon lui.

Pas jaloux du PSG


Vadim Vasilyev s’agace de voir que le manque d’équité est pointé du doigt par les frondeurs. L’équité n’existe pas ni dans le football français, ni dans le football mondial. Quand on sort de nos frontières que voit-on ? Un championnat d’Espagne avec deux équipes qui ont un demi milliard de budget quand d’autres luttent pour leur survie. Y-a-t-il une équité sportive quand le leader du classement possède un budget douze fois supérieur aux relégables ?, demande-t-il, assurant que Monaco ne pourra jamais se rapprocher des moyens du PSG avec ou sans les avantages fiscaux. Mais moi je ne suis pas jaloux. Le PSG, l’un des clubs contestataires de l’accord ASM-LFP.

Cela nous a surpris mais chacun a le droit de donner son avis. Je ne suis pas jaloux du PSG car il apporte beaucoup au football français. Il faut des locomotives. Plus il y en a, mieux c’est, balaye le dirigeant monégasque, avançant la création d’un salary cap, sur le modèle de la NBA, dans le football. On ne peut pas payer des salaires exorbitants. Ça c’est un pas vers l’équité. S’il y avait la même dans le football, je serais le premier à l’applaudir, assure-t-il, avouant au passage que Dmitri Rybolovlev n’apprécie pas vraiment la tournure des événements. Il ne cède jamais aux pressions. A mon avis, je pense qu’il n’aurait pas continué si on n’avait pas trouvé cet accord. Maintenant, il faut avancer, demande Vasilyev. Pas sûr que son discours fasse changer d’avis les frondeurs.