La Fédération française de football (FFF) a présenté un bilan financier légèrement positif (200.000 euros) lors de son assemblée fédérale à l’issue de son exercice 2012-2013. Un plan de modernisation du football français a également été présenté.

Le résultat net de la Fédération française de football, au 30 juin 2013, s’est élevé à 200.000 euros, soit un solde positif pour la troisième saison d’affilée (après 500.000 euros en 2010-2011 et 900.000 euros en 2011-2012). Pour rappel, la FFF accusait un déficit d’1,4 million d’euros en 2009-2010. Le trésorier de la FFF Denis Trossat a relevé comme faits marquants la refonte des barèmes des primes de résultat attribuées aux joueurs de l’équipe de France, avec une économie de 5,2 millions d’euros, et les 3,8 millions d’euros versés dans le cadre des emplois d’avenir contractés par la Fédération. On a un exercice maîtrisé, avec un résultat d’exploitation positif et un résultat net positif, la situation financière est saine, elle permet de lancer des travaux à Clairefontaine dans l’optique de l’Euro 2016, a conclu le trésorier.

A noter qu’au cours de cet exercice 2012-2013, la FFF a réalisa la meilleure recette de son histoire lors du match France-Espagne, comptant pour les qualifications au Mondial 2014 (0-1, le 26 mars 2013 au Stade de France), avec 4,9 millions d’euros encaissés.

Horizon Bleu 2016

Si la Coupe du monde 2014 servira de fil rouge à la nouvelle saison, la FFF prépare le terrain pour l’Euro 2016, organisé en France. La Fédération a présenté Horizon Bleu 2016, son projet pour moderniser le football français d’ici à l’Euro. Il s’agit de donner un nouvel élan au football français, l’Euro en sera le tremplin, a déclaré Florence Hardouin, directrice générale déléguée de la FFF, précisant que ce projet avait été établi après des échanges avec notamment 4.000 joueurs, 3.000 clubs et 400 représentants des ligues et districts. Quatre objectifs ont été édictés :
• Améliorer la qualité de l’offre du football
• Moderniser les lieux d’accueil du foot et fidéliser les licenciés
• Devenir le fer de lance du football et du sport français
• Optimiser le fonctionnement des instances du football

Chacun de ces objectifs se décline dans des plans d’action. L’accent sera par exemple porté sur une plus forte présence du football dans la scolarité. Il ne représente que 5% du sport enseigné à l’école, mais nous allons réagir, a dit Florence Hardouin.


Affaire Leonardo : nouveau règlement

Il n’aura pas réussi à changer le football français lors de son bref passage au Paris SG, mais le Brésilien Leonardo pourra se vanter d’être à l’origine d’un changement de réglementation. La FFF modifie un article de ses règlements généraux concernant la licence attribuée aux dirigeants à la suite de l’affaire Leonardo et de l’annulation en justice de sa suspension qu’avait obtenue l’ex-directeur sportif du Paris SG. La sanction, alourdie en appel à 14 mois de suspension, a été levée en référé par le Tribunal administratif de Paris. Les avocats du Brésilien avaient fait valoir qu’un dirigeant de club non détenteur d’une licence FFF ne pouvait être sanctionné par les instances disciplinaires de la Fédération. L’article 59 précise désormais que l’obligation d’être titulaire d’une licence vise, outre toute personne prenant place sur le banc de touche, plus généralement, toute personne qui prend part aux activités officielles organisées par la FFF, la LFP, les Ligues régionales, les Districts ou les clubs affiliés en assumant une fonction ou mission dans l’intérêt et au nom d’un club.