Jacques Rey, qui dirige la Fédération française de gymnastique (FFG) depuis 1992, brigue samedi un sixième mandat qu’il aura peut-être cette fois du mal à obtenir alors que ses opposants se sont mobilisés pour présenter face à lui un candidat, James Blateau.

Les tensions latentes ont viré au conflit cette dernière année au sein de la Fédération, où le président, qui est rémunéré pour sa fonction, a perdu la confiance d’une grande partie du bureau directeur, qui lui reproche un mode de fonctionnement trop autoritaire. Sa décision de demander la révocation du directeur technique national (DTN) Daniel Goury, sitôt finis les JO de Londres où l’équipe de France de gymnastique a obtenu une médaille, le bronze de Hamilton Sabot aux barres parallèles, a ainsi fait bondir ses détracteurs. Une majorité de membres du bureau directeur a adopté contre lui une motion de censure début septembre pour s’opposer en premier lieu à l’exercice solitaire du pouvoir et entre autres, maintenir le DTN en poste au moins jusqu’au congrès fédéral.

L’opposition présente comme alternative James Blateau un des actuels vice-présidents de la FFG. Soutenu notamment par le président de la Fédération européenne de gymnastique (UEG) Georges Guelzec, cet ancien cadre technique promet un mode de fonctionnement au sein de la FFG plus démocratique.

Elu pour la première fois en novembre 1992, Jacques Rey, 64 ans, amateur de bons mots, dit chercher un ultime mandat de transmission. Comme président, les dernières semaines de l’année ont été difficiles à supporter. Que de temps perdu, que de querelles stériles, que de blessures inutiles, disait-il dans ses voeux de l’année 2013, pour laquelle il souhaitait un retour à l’unité au sein de la Fédération : Nous devrons très vite tourner la page des divisions et des amertumes.