La fédération de lutte bretonne (gouren), poursuivie par une association de défense des animaux pour offrir un bélier vivant en trophée au vainqueur de ses tournois, a été relaxée lundi par le tribunal de police pour un problème de procédure.

Le juge de proximité a précisé que l’ordonnance 2000 L 214-4 du Code rural qui interdit l’attribution en lot ou en prime de tout animal vivant en dehors des animaux d’élevage lors des fêtes, foires et concours, n’était entrée en application que le 1er septembre 2008 alors que le tournoi visé par la plainte avait eu lieu en août.

Nous sommes ravis, mais sur le principe, rien n’a été jugé (..) ils nous attendent au tournant, a déclaré à l’AFP, à l’issue du prononcé, le président de la fédération de gouren, Erwan Evenou, qui n’envisage pas de mettre un terme à la tradition du maout (bélier en Breton).

On peut craindre pour l’avenir, a conclu M. Evenou qui encourait une amende de 4e classe (135 euros) par infraction.

Jugée irrecevable en tant que partie civile, l’association de défense des animaux Stéphane Lamart qui avait porté plainte auprès du procureur de Brest à l’issue d’un tournoi de gouren en août 2008, n’a pas l’intention de lâcher l’affaire.

Ce n’est que partie remise. Je ne lâcherai pas car, sur le principe, c’est nous qui avons raison, a déclaré Stéphane Lamart, président de l’association du même nom, joint par l’AFP.

L’association, qui a déposé une nouvelle plainte devant le parquet de Brest en décembre dernier pour un autre tournoi en août 2009, a estimé que cette fois-ci, la fédération de gouren tomberait sous le coup de la loi.

La date de l’audience n’a pas encore été fixée.