Président de la Fédération française de basket-ball (FFBB) depuis 1992 et a été réélu à sa tête pour quatre ans en 2008, Yvan Mainini, 66 ans, deviendra, sauf énorme surprise, président de la Fédération internationale de basket (Fiba) en septembre après sa désignation comme candidat européen. Selon la règle de la rotation, le poste doit revenir à un Européen pour succéder à l’Australien Bob Elphinston, en place depuis quatre ans.

Avant son intronisation, Yvan Mainini donne le ton de son mandat et notamment sur les relations parfois difficiles entre les fédérations et la NBA. La FIBA doit essayer de s’inscrire dans des relations différentes avec la NBA que celles que nous avons actuellement, a-t-il indiqué en marge de la finale de la Coupe de France. On sait que les Américains sont intéressés par le business. Il faut s’inscrire dans des solutions +gagnant-gagnant+.

On a changé d’ère, a-t-il continué. On n’est plus dans le schéma où il suffisait de réclamer de faire respecter le règlement en disant +sinon on vous suspend+. On est dans une société contractuelle et il faut s’entendre avec les gens, aussi bien les franchises que les joueurs.

L’allusion vaut pour la cascade de forfaits désormais systématiques des joueurs NBA pour les compétitions internationales. La France est particulièrement touchée pour le Championnat du monde en Turquie avec les forfaits de Tony Parker et de Ronny Turiaf.

Mais pas question de critiquer la décision du meneur de jeu des San Antonio Spurs, dont la France aura encore besoin après les Mondiaux. Quand je vois ici et là des gens qui crachent dans la soupe car Tony a dit qu’il souhaitait faire l’impasse sur l’été… Je trouve cela malvenu sachant que Tony a donné beaucoup aux équipes nationales. Ces gens-là ont le droit de reposer leur organisme, a-t-il indiqué.

On va essayer de faire la meilleure équipe possible avec les meilleurs joueurs disponibles. On a un bon réservoir. Certains ont moins de volume mais ils sont de qualité, a-t-il précisé. Les joueurs NBA susceptibles d’être disponibles sont de très grande qualité et ce peut être le moyen de bâtir, non pas l’après-Parker car je souhaite qu’il soit là l’an prochain, mais de mettre en place la génération d’après.