Des représentants de la Fédération internationale de natation (Fina), de nageurs, d’entraîneurs, de juristes et d’équipementiers, réunis vendredi à Lausanne, ont proposé des amendements sur la fabrication et les conditions d’utilisation des combinaisons, qui seront étudiés en mars.

Ces amendements à la règle actuelle concernent le design, le matériau, la flottabilité, la confection ou l’utilisation des combinaisons. Ils seront examinés lors de la réunion du comité exécutif de la Fina prévu du 12 au 14 mars à Dubaï.

La future réglementation concernant une innovation qui a contribué à améliorer 105 records du monde en petit et grand bassin en 2008 devrait ainsi stipuler que les combinaisons ne doivent pas couvrir le cou, ni se prolonger au-delà des épaules et des chevilles. La Fina devrait également interdire aux nageurs de porter plus d’une combinaison. Lors des Championnats d’Europe en petit bassin en décembre, certains nageurs portaient trois combinaisons.

La nouvelle réglementation devrait limiter l’épaisseur du matériau à un millimètre, et exiger que la combinaison épouse la forme du corps, sans permettre d’emmagasiner de l’air. Dans tous les cas, la flottabilité de la combinaison ne devra pas excéder le seuil d’un newton.

La Fina s’apprête également à proscrire explicitement tout système intégré permettant une stimulation externe (électro-stimulation, système anti-douleur…) ainsi que la personnalisation des combinaisons par les équipementiers pour tel ou tel nageur.

Le contrôle et les essais des futures combinaisons seront confiés à deux organismes suisses, l’institut fédéral de technologie et le laboratoire des technologies des polymères et des composites.

Les équipementiers, dont 16 sur les 21 invités étaient représentés à Lausanne, ont jusqu’au 31 mars pour faire valider leurs projets de combinaisons. Les principales marques envisagent la sortie de nouveaux modèles dans la perspective des Championnats du monde en grand bassin, qui auront lieu à Rome du 26 juillet au 2 août.

Avec ces amendements, la Fina montre qu’elle surveille l’évolution des équipements dans le but de conserver l’intégrité de son sport, a déclaré le président de la Fina Mustapha Larfaoui. Nous devons être ouverts aux évolutions mais le facteur le plus important doit rester la préparation, la condition physique de l’athlète dans l’accomplissement des performances.