Un projet d’accord a été trouvé à propos du circuit ProTour, au coeur jusqu’à présent d’un conflit entre l’Union cycliste internationale (UCI) et les organisateurs des trois grands tours (France, Italie, Espagne), a-t-on appris samedi à Bruges à la veille du Tour des Flandres

Paolo Dal Lago, représentant les parraineurs des équipes, a annoncé lors d’une conférence de presse qu’un projet d’accord était intervenu vendredi soir à Bruxelles lors d’une réunion du groupe restreint représentant les différentes parties du cyclisme professionnel (UCI, organisateurs, équipes, parraineurs).

Les trois grands tours refusent depuis septembre 2004 d’intégrer le ProTour, qui a été lancé au début de la saison 2005.

Le groupe de travail a mis au point un projet qui sera présenté dans les prochains jours aux dirigeants des différentes parties. Ce n’est pas encore le moment d’entrer dans les détails, a déclaré Paolo Dal Lago, administrateur de Liquigas qui a refusé d’en dévoiler les éléments ou même le calendrier.

De sources concordantes, on a appris toutefois que, selon ce projet, le ProTour regrouperait dix-huit équipes contre vingt actuellement, à l’horizon de 2009, au terme de la majorité des licences en cours.

On espère qu’il s’agit d’une conclusion

Chacune de ces formations sera titulaire d’une licence d’une durée de trois ans (contre quatre actuellement) et un tiers de l’effectif sera renouvelé chaque année, suivant le projet.

Cette formule, choisie de préférence à un système de montées-descentes jugée non adaptée au sport cycliste, permettrait d’intégrer éventuellement, à la fin de chaque saison, de nouvelles formations.

Le plateau des épreuves ProTour serait complété, au choix de l’organisateur, par des équipes de catégorie inférieure mais soumises à des contraintes réglementaires strictes.

Dans ce projet, le volet marketing a fait également l’objet d’un accord dans le souci de promouvoir le cyclisme.

De même source, on a appris que les trois organisateurs (Gilbert Ysern pour ASO/Tour de France, Angelo Zomegnan pour RCS/Giro, Victor Cordero pour Unipublic/Vuelta) étaient présents à la réunion du groupe de travail à Bruxelles.

On espère qu’il s’agit d’une conclusion, a seulement déclaré M. Dal Lago qui est intervenu à la fin de la présentation du ProTour 2006 par Vittorio Adorni, président du Conseil de l’UCI ProTour, et Alain Rumpf, manageur du circuit.

En ouverture, Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), avait exprimé, dans une intervention enregistrée, le souhait que les récents problèmes autour du ProTour puissent être réglés dans une ambiance positive et dans l’intérêt général du cyclisme.