La lutte, poussée vers la sortie des jeux Olympiques dès 2020, espère bien revenir par la porte d’entrée avec le choix crucial que s’apprête mercredi à faire le Comité international olympique (CIO).

La révision du programme olympique pour les Jeux de 2020 est le principal dossier chaud au menu de la commission exécutive du CIO, qui se tient de mercredi à vendredi à Saint-Pétersbourg (Russie). Après avoir voté en février pour le sport parmi les 26 vus aux Jeux de Londres qui pourrait être évincé des Jeux d’été à l’avenir, la commission exécutive doit désigner mercredi celui qu’elle verrait bien intégrer le programme. Ce ne sont certes que des recommandations, le choix définitif du programme olympique appartenant aux quelque 100 membres du CIO qui voteront lors de la session à Buenos Aires le 7 septembre.

La commission devrait recommander d’ailleurs non pas un seul, mais une courte liste de deux ou trois sports parmi les huit prétendants. La lutte, exclue à la surprise générale en février du noyau dur des sports olympiques, a dû de nouveau faire acte de candidature.

Le coup de théâtre du CIO de l’hiver dernier a suscité une forte vague d’émotions à laquelle les membres de la commission exécutive pourraient ne pas rester insensibles. Des champions ont renvoyé leurs médailles, certains se sont lancés dans des grèves de la faim, des pétitions en toutes les langues ont été lancées, des lutteurs américains, russes et iraniens se sont mêmes unis pour faire une grande démonstration dans la gare de New York. La Fédération internationale (FILA), fortement ébranlée, a décidé elle-même de changer de président, confiant les rênes au Serbe Nenad Lalovic, et engagé tambour battant une vague de réformes pour rendre ses combats plus attractifs.

Ce sport antique, l’un des rares déjà présents lors de la première édition des jeux Olympiques rénovés en 1896, se retrouve en concurrence avec le squash, l’escalade, le karaté, le wushu – un art martial -, le baseball/softball, le wakeboard – un sport nautique – et les sports de roller, pour la seule place qui reste à prendre dans le programme de 2020. Si la lutte ne figure pas dans la courte liste de la commission exécutive, son sort sera quasiment scellé.