Président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, estime que l’instance sort renforcée des Jeux de Pékin, insistant sur le fait que le CIO n’était pas une organisation politique qui résout les problèmes du monde.

Le CIO sort renforcé de ces Jeux de Pékin, a déclaré Jacques Rogge devant la presse à Genève. Ils ont été exceptionnels en terme d’universalité, a-t-il poursuivi. 87 pays ont gagné des médailles par rapport à une soixantaine à Athènes (lors des précédents JO en 2004), a indiqué le président du CIO, notant que la participation féminine s’est élevée à 42%.

Au niveau des performances, 43 records du monde ont été battus, a-t-il souligné, deux athlètes se faisant particulièrement remarquer par leurs succès, Usain Bolt et Michael Phelps.

Les jeux de Pékin sont les premiers à avoir été entièrement diffusés en haute définition et ont rassemblé entre 20 à 30% d’audience supplémentaire par rapport à Athènes, a précisé Jacques Rogge. Selon le président du CIO, les infrastructures mises à disposition par la Chine ont été particulièrement appréciées : le village (olympique) était excellent (…), les stades étaient d’une qualité architecturale extraordinaire.

Le président du CIO a également vanté la qualité des transports et le fait que les infrastructures sportives, construites dans l’enceinte des universités, seront bien utilisées après les Jeux.

Interrogé sur les violences au Tibet, les manquements à la liberté d’expression en Chine et le passage chaotique de la flamme olympique dans plusieurs pays, Jacques Rogge a estimé que le CIO n’est pas une organisation politique. On ne peut pas espérer du CIO qu’il soit une panacée, a dit son président. Les Jeux sont un catalyseur pour le changement. On pense qu’ils ont une influence positive sur les sociétés du monde, a-t-il soutenu. Il a également affirmé qu’il n’y a pas eu de police chinoise à Paris lors du parcours de la flamme olympique. Il y avait un cordon de sécurité avec des forces de sécurité privées autorisées par les gouvernements des pays où passait la flamme, a-t-il souligné.

La secrétaire générale en Suisse de l’ONG Reporters sans frontières, Thérèse Obrecht, a accusé le CIO de n’avoir pas réussi à imposer les principes contenus dans la charte olympique. La répression chinoise s’est renforcée avant les Jeux. Le CIO avait les moyens de faire pression et ne les a pas utilisés, a déclaré Mme Obrecht.