Humbert Furgoni, président de la Fédération française de boxe (FFB), a démissionné de son poste de vice-président de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA), seule reconnue par le CIO, a-t-il annoncé jeudi à l’AFP.

Etrangement, ma démission n’avait pas été acceptée la première fois avant de l’être sept semaines plus tard alors que je n’avais pas fait une deuxième lettre, a-t-il dit.

Le président Furgoni a estimé avoir failli après s’être fait piéger par une caméra cachée lors d’une émission de France 2 au cours de laquelle il expliquait que la France avait été volée (ndlr: par l’AIBA) lors des jeux Olympiques de Londres.

On ne peux pas accepter les manipulations qui ont eu lieu aux JO. Je ne me sens plus bien dans cette famille, a-t-il déclaré.

Je tiens à signaler à ce sujet que je n’ai reçu à ce jour aucune convocation devant la commission de discipline de l’AIBA, contrairement à certaines rumeurs, a-t-il ajouté.

On a reçu il y a quelques semaines des nouveaux statuts de conformité en provenance de l’AIBA et j’ai fait connaître mon désaccord, a poursuivi M. Furgoni qui a estimé que cette position avait principalement contribué à son départ de l’organisme international.

En France, on est maître chez nous, nous n’avons pas à subir d’ingérence, notamment sur la gouvernance de la boxe professionnelle, a-t-il souligné.

J’ai été remplacé comme président de l’Europe au sein de l’AIBA par le représentant de l’Italie, a-t-il continué.

Mon objectif est dorénavant de me consacrer exclusivement aux affaires françaises, a-t-il conclu, précisant qu’il serait candidat à sa propre succession à la présidence de la FFboxe en février prochain.