Le retour éventuel d’un Grand Prix de France de Formule 1 fait désormais l’objet de deux dossiers régionaux arbitrés par la Fédération française du sport automobile (FFSA), a commenté vendredi le directeur du circuit Paul Ricard, Stéphane Clair, suite à un communiqué de la FFSA.

Deux candidatures sont en concurrence pour 2013 ou 2014, préparées depuis plusieurs mois autour du Paul Ricard High Tech Test Track (HTTT) au Castellet (Var) et de celui de Magny-Cours (Nièvre) où le dernier GP de France de F1 avait eu lieu en 2008.

C’est un peu comme si on repartait à zéro, mais ce n’est pas forcément perdu pour 2013, a réagi M. Clair, toujours optimiste, à un communiqué où la FFSA explique vendredi qu’elle prend contact avec les représentants des deux circuits et va remettre à la mi-septembre un rapport au Ministère des Sports, qui l’avait chargée fin juin de mener le dossier.

Chaque circuit a un cahier des charges de 30 pages, très détaillé, à remplir avant début septembre. Ca laisse théoriquement le temps à la FFSA de décider à la mi-septembre si on y va ou pas, selon M. Clair. Soit avant le prochain Conseil mondial de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) qui doit valider courant septembre le calendrier 2013 de la F1, avec au moins 20 Grands Prix.

On est passé d’un projet national à deux dossiers régionaux, a souligné M. Clair, pour qui ce coup de frein ne remet pas en cause un retour du GP de France dès 2013, à condition de trouver les fonds nécessaires. L’Etat ne mettra pas un centime, a rappelé la nouvelle ministre des Sports, Valérie Fourneyron, dès son entrée en fonction.

Le prix du plateau à payer à Bernie Ecclestone, le patron de Formula One Management (FOM) et grand argentier de la F1, serait d’environ 20 millions d’euros dans l’un et l’autre cas, avec alternance possible entre les deux circuits, une année sur l’autre, ou entre la France et un autre pays, une hypothèse envisagée aussi dans le cahier des charges de la FFSA.