Après neuf mois de patience, Tony Estanguet saura enfin mercredi s’il peut intégrer le Comité international olympique (CIO) et poursuivre ainsi d’une autre manière sa belle aventure sous les anneaux après ses trois médailles d’or en canoë.

L’avenir olympique du jeune retraité des bassins d’eaux vives reste suspendu à la décision que doit publier le Tribunal arbitral du sport (TAS) à 10h00 concernant l’élection à la commission des athlètes du CIO.

Ce vote, qui s’était tenu à Londres l’été dernier, avait donné lieu à plusieurs protestations et s’était soldé par un grand cafouillage.

Le CIO avait bien proclamé les quatre sportifs élus, parmi lesquels Tony Estanguet en dernière position, mais avait été forcé de suspendre leur procédure d’admission en raison des contestations de deux candidats asiatiques.

Le Japonais Koji Murofushi et le Taïwanais Mu-Yen Chu, en position d’être élus, n’avaient guère apprécié d’être disqualifiés pour n’avoir pas respecté les règles strictes de campagne et avaient saisi le TAS chacun de leur côté dans l’espoir de renverser la décision du CIO.

Le Tribunal arbitral du sport a déjà débouté à la mi-mars le Taïwaïnais, champion olympique de taekwondo 2004, et doit délivrer mercredi son verdict sur le cas du Japonais, médaillé d’or du lancer du marteau en 2004.

La disqualification des deux Asiatiques avait permis à Tony Estanguet de se hisser dans le quatuor de tête.

Si le TAS donne à nouveau raison au CIO, le Français deviendrait alors membre du CIO pour huit ans, tout comme la nageuse zimbabwéenne Kirsty Coventry, la tireuse slovaque Danka Bartekova et le rameur australien James Tomkins.

Les quatre membres élus à la commission des athlètes deviendront membres de plein droit du CIO après un vote solennel de leurs pairs, qui pourrait avoir lieu le 3 ou 4 juillet à Lausanne.

Le Palois, qui vient de fêter début mai ses 35 ans, rejoindrait ainsi deux autres Français au sein de l’institution olympique, Jean-Claude Killy et Guy Drut.