L’Union cycliste internationale (UCI) a qualifié lundi d’honnête et régulier l’accord intervenu avec les organisateurs japonais de keirin, suite aux accusations de la BBC évoquant des pots-de-vin pour l’inscription de l’épreuve au programme olympique à partir de 2000.

Une enquête approfondie de nos dossiers et des entretiens avec les personnes impliquées ont démontré que rien ne permet d’affirmer que ces relations aient quitté le terrain d’un accord honnête et totalement régulier en faveur de la promotion du cyclisme sur piste, a réagi l’UCI dans un communiqué.

Il est tout à fait logique que l’UCI ait collaboré avec des organismes nationaux japonais actifs dans le cyclisme afin d’encourager l’intérêt de ce pays pour le cyclisme sur piste. L’accord n’incluait aucune clause relative à l’inclusion du keirin dans le programme olympique, ni même aucun engagement de l’UCI pour la favoriser, a déclaré la fédération internationale en soulignant que la signature est intervenue six mois après que le keirin a été intégré dans le programme olympique, en même temps que trois autres épreuves.

L’accord a entraîné des bénéfices incontestables pour toutes les disciplines de la piste, a estimé l’UCI en évoquant notamment la création du centre mondial du cyclisme à Aigle (Suisse).

De plus, toutes les dépenses liées à l’accord ont été contrôlées par un auditeur indépendant et jugées régulières, a conclu la fédération internationale.

La BBC a déclaré sur son site internet être en possession de documents révélant une série de paiements substantiels à l’UCI, dont les premiers versements interviennent en décembre 1996, soit deux mois après que le keirin fut reconnu discipline olympique.

Selon ces informations, démenties par des officiels japonais, un total de 3 millions de dollars a été versé à l’UCI par des organisateurs de manifestations cyclistes au Japon.

Au Japon, le keirin, sprint lancé par un véhicule motorisé, représente une véritable industrie où le montant des paris se chiffre en millions de yens.