Denis Masseglia, candidat à la succession d’Henri Sérandour à la présidence du Comité olympique français (CNOSF) lance la campagne en tenant la première réunion publique au siège du CNOSF à Paris, jeudi, à sept semaines de l’élection prévue le 19 mai.

Ancien président de la Fédération française d’aviron et membre du bureau exécutif du CNOSF, Masseglia mène une campagne active depuis septembre et l’annonce officielle de sa candidature dont il détaille les grandes lignes dans un blog (www.projet-sport-francais.com.).

Comme les autres postulants, M. Masseglia a enfourché, à sa manière, les chevaux de bataille du président sortant et notamment la gouvernance du sport et l’autonomie du mouvement sportif, prônant ainsi une gouvernance partagée où les quatre piliers du sport français (mouvement sportif, Etat, collectivités territoriales et entreprises) se verraient attribuer un rôle de leader lié à leurs spécificités.

Nous sommes à un tournant de notre organisation et de nombreuses interrogations se portent sur la capacité du modèle français, axé sur la relation partenariale Etat-mouvement sportif, à faire face aux enjeux du futur. L’inquiétude est réelle de voir les moyens nationaux concentrés vers le haut niveau avec le risque avéré d’une rupture avec le reste des missions fédérales et avec la base de nos associations, animée par deux millions de bénévoles, redoute M. Masseglia.

Les candidats à la présidence du CNOSF peuvent se faire connaître jusqu’au jour même des élections au conseil d’administration et à la présidence. Aujourd’hui, outre M. Masseglia, l’ancien ministre Guy Drut, également membre du CIO, et le président de la Fédération française de judo Jean-Luc Rougé sont candidats. M. Drut doit tenir une réunion d’information le 9 avril.