Un ancien dirigeant nationaliste corse, Léo Battesti, candidat à la présidence de la Fédération française des échecs (FFE), a dénoncé mercredi l’évocation de son passé militant pour faire obstacle à son élection.

Déjà vice-président de la FFE et président de la Ligue corse d’échecs, il a déploré dans un communiqué que des partisans d’une approche élitiste se soient regroupés et n’aient pas hésité à rappeler le passé politique de Léo Battesti pour tenter de dissuader les présidents de clubs de voter pour lui.

L’élection pour un mandat de quatre ans à la présidence de la FFE se déroulera dimanche à Elancourt (Yvelines) au siège de la fédération.

Les 900 clubs français auront à choisir entre deux listes, celle de M. Battesti et celle de Diégo Salazar, directeur du club de Châlons-en Champagne (Marne).

Premier conseiller régional nationaliste en Corse, M. Battesti avait appelé dès 1992 à la dissolution des organisations clandestines, se démettant ensuite de ses fonctions politiques et appelant, selon le communiqué, à un combat démocratique et à stopper la dérive mafieuse.

Avec 62.000 licenciés, la FFE est présentée comme la première fédération mondiale, en pleine expansion, 400.000 scolaires bénéficiant d’une initiation à ce sport grâce à un partenariat avec l’Education nationale.

La Ligue corse est passée en 15 ans de 120 à 5.900 licenciés, sous l’impulsion de M. Battesti, comptant notamment plus de jeunes de moins de 16 ans que la fédération de football. Son action vise à un développement de masse basé sur la synergie entre l’initiation dans les écoles et les clubs, a souligné M. Battesti qui a tenu 25 réunions débats dans toute la France.