La discipline est en plein essor. Le trail (course en pleine nature d’une seule traite sur tous types de terrains) rencontre un succès qui illustre les nouvelles tendances. L’Ultra Trail Mont-Blanc (UTMB), la référence dans le milieu, s’est ouvert lundi. Avant le final en apothéose de l’événement avec l’Ultra Trail, tour d’horizon du phénomène.

Selon des estimations, le trail compte aujourd’hui environ 800.000 pratiquants en France soit près de 10% des runners selon la FIFAS (Fédération française des industries du sport et des loisirs). On dénombre plus de 970 trails en France en 2016. Nombre de ces épreuves sont organisées par des associations auxquelles sont associés des équipementiers. C’est le cas de l’épreuve phare, l’UTMB (Ultra-Trail du Mont Blanc) dont la marque Columbia est partenaire-titre, ou bien de la Diagonale des Fous, disputée sur l’île de la Réunion. Ce sont des épreuves de masse avec quelque 2.300 participants. Elles se situent dans la catégorie ultra Xtrail, avec des distances de plus de 160 km et des dénivelés positifs supérieurs à 9.000 m. 168 kilomètres et 9.600 mètres de dénivelé dans le cas de l’UTMB.

Preuve que la tendance est forte, de nouvelles marques se lancent chaque année sur le marché et viennent présenter leurs produits au salon du trail de Chamonix, qui attire plus de 50.000 visiteurs durant la semaine de l’UTMB. Le profil des coureurs de trail est intéressant pour les marques. Ce sont des consommateurs avec un pouvoir d’achat important et adeptes des nouvelles technologies. Ils veulent avoir la dernière montre ou la dernière lampe frontale qui sort. Selon la FIFAS, le panier moyen du traileur est de 536 euros par an. Un chiffre relativement élevé qui s’explique par l’acquisition du matériel et les frais d’inscription des courses. Ainsi, les chaussures représentent le poste de dépense le plus important (37% du budget) devant les frais d’inscription (28%), le textile (19%) et les accessoires (16%). En 2015, sur 8,5 millions de paires de chaussures de running vendues, près d’un million étaient des paires de chaussures de trail (11% du marché).

La discipline est également devenue un enjeu économique pour les territoires ruraux où se déroulent les courses, sachant que chaque traileur se déplace avec deux accompagnateurs en moyenne. Selon les estimations, l’UTMB rapporterait ainsi 13,6 millions d’euros (hors frais de transport) aux territoires qu’il traverse.
REPERES

7.500
soit le nombre de coureurs qui participent aux différentes courses (5) durant la semaine de l’UTMB. Ils représentent 87 nations différentes. La France dispose du plus important contingent avec 3.771 inscrits (40,5 %).

2.000
Soit le nombre de bénévoles nécessaires à la bonne tenue de la manifestation.

140
En plus des courses, un salon de l’ultra-trail est organisé à Chamonix, le lieu d’arrivée de toutes les courses. Ce salon est composé de 140 exposants.

290 km
Soit la distance de la plus grande course, la PTL (la Petite Trotte à Léon). L’épreuve est singulière. Elle est la seule qui se dispute en équipe de 2 ou 3 coureurs pour traverser trois pays (France, Suisse et Italie).

43 ans
Solt la moyenne d’âge des participants à la course UTMB. Le plus jeune coureur a 20 ans et participe à la TDS (sur les Traces des Ducs de Savoie). Le doyen a 84 ans et la doyenne 73 ans. Ils participent tous les deux à l’OCC (Courmayeur – Champex – Chamonix).