La Française des Jeux (FDJ) a engrangé un bénéfice de 176 millions d’euros en 2016 grâce à la croissance de ses ventes. Notamment avec les paris sportifs dopés par l’Euro 2016 de football. Une étude du BIPE souligne que l’opérateur contribue pour 5,1 milliards d’euros à la richesse nationale.

Grâce à la hausse de ses ventes en 2016 (+4,6 %), la Française des Jeux (FDJ), dont l’État est l’actionnaire majoritaire, affiche un bénéfice net de 176 millions d’euros (contre 159 millions l’an dernier), soit une hausse de près de 11 %. C’est une année conforme à nos attentes, s’est réjouie jeudi Stéphane Pallez, présidente-directrice générale de la FDJ. Si les ventes ont dépassé la barre des 14 milliards d’euros en 2016, les gains des joueurs se sont, eux, élevés à 9,5 milliards d’euros. La progression des ventes pour la FDJ a été portée notamment par le dynamisme des activités de paris sportifs. La FDJ compte aussi sur les jeux solidaires, comme par exemple celui au profit de WWF lors de la COP21 (2,4 millions d’euros), ou engagés, comme celui pour soutenir la candidature JO Paris 2024.

Des données déjà communiquées en janvier dernier. Mais fait nouveau, l’opérateur a fait mesurer sa contribution à l’économique nationale. Une façon de répondre à ceux qui soulignent son monopole sur les jeux d’argent de grattage et de tirage, ainsi que son dense réseau physique pour les paris sportifs.

Ainsi, selon le cabinet de conseil en analyse stratégique et prospective d’économique, le BIPE, chiffre à 5,1 milliards d’euros par an la richesse nationale générée par l’opérateur. Soit 0,2 % du PIB français. Un euro généré par la FDJ en génère deux autres, souligne Stéphane Pallez. Cette étude rappelle que l’entreprise, détenue à 72 % par l’État, lui a versé 3,3 milliards d’euros, hors dividendes. La FDJ s’enorgueillit également d’avoir créé ou pérennisé 52.000 emplois en France, dont 7.800 dans la filière sport auquel l’opérateur apporte 250 millions d’euros chaque année.