La bonne santé de l’économie turque est atout de la candidature d’Istanbul à l’organisation des jeux Olympiques de 2020, selon Hasan Arat, président du Comité de candidature. , détaille-t-il auprès de l’AFP. Nous faisons partie des 15 premières puissances mondiales en termes de force économique et selon l’OCDE, nous serons l’économie qui progressera le plus vite entre 2011 et 2017. C’est une grande chance pour la Turquie. Le gouvernement nous soutient financièrement et nous accorde sa caution, ajoute celui qui été élu homme d’affaires de l’année en 1996 par le magazine The Economist.

Le PIB turc a crû de 5,4% par an en moyenne ces dix dernières années. Sa dette publique est tombée sous les 40% du PIB, bien en-deçà de celle de la plupart des pays européens, et son inflation, longtemps galopante, est désormais sous contrôle. Le pouvoir d’achat de ses 74 millions d’habitants, dont plus de 60% ont moins de 35 ans, grimpe d’année en année.

Arat, un ancien joueur de basket-ball, a expliqué que le cas d’Istanbul était différent de celui des autres villes de pays émergeants ayant été choisies pour accueillir les Jeux, comme Rio de Janeiro en 2016. La position d’Istanbul est différente. Nous sommes un carrefour financier et culturel. Nous sommes en train d’émerger. Istanbul est très enthousiasmante et représente la chance d’un nouveau marché pour les JO. Il a balayé d’un revers de la main l’incompatibilité entre un Euro de football et des JO dans un même pays en 2020. Le Premier ministre turc (Recep Tayyip Erdogan) est un ancien joueur de football, mais il était avec nous aux JO de Londres pour rencontrer le président du CIO, Jacques Rogge. Et il lui a dit: +J’ai toujours la flamme olympique dans mon coeur et maintenant je veux la tenir dans mes mains+, a encore souligné Hasan Arat, ajoutant qu’organiser les jeux Olympiques importe beaucoup au gouvernement. L’Euro était seulement le souhait de la Fédération turque de football. Notre candidature est celle du gouvernement. Il n’y a pas de candidature officielle. Les jeux Olympiques sont une priorité nationale, a encore dit l’homme d’affaires.