Le comité d’organisation russe des JO d’hiver 2014 à Sotchi a passé en revue jeudi à Lyon un panel d’entrepreneurs français, spécialisés dans la construction et les métiers de la montagne, venus vanter leurs compétences et sonder les risques à se lancer dans ce projet pharaonique.

La préparation des jeux Olympiques se poursuit au rythme prévu, malgré les difficultés économiques en Russie et dans le monde, a assuré Dmitri Mossine, vice-président du comité d’organisation des JO de Sotchi, lors de cette rencontre inédite en France, organisée par Ubifrance, l’agence pour le développement international des entreprises françaises. 80% des équipements sont à construire à Sotchi, contre 20% habituellement pour les villes organisatrices, a insisté Pascal Sordet, consultant mandaté par le Comité international olympique (CIO) pour réaliser des audits des projets.

L’attribution des jeux à Sotchi avait suscité des vagues, la région manquant cruellement d’infrastructures, notamment de transports, portant le coût estimé du projet à près de 12 milliards de dollars. A cela, s’étaient ajoutés les retards pris dans la mise en oeuvre du projet.

Lors de la rencontre à Lyon, certains des 70 responsables d’entreprises réunis ont exprimé leurs inquiétudes concernant les garanties de financement des projets ou le retard des groupes français sur ce marché. Mais si les appels d’offre seront remportés essentiellement par de grands groupes russes, comme Gazprom ou Interros, les sociétés françaises, notamment les PME possédant des savoir-faire liés aux sports d’hiver, peuvent se faire une place, souligne Robin Sebille, de la mission économique de l’ambassade de France à Moscou. On sait quelles sociétés russes vont réaliser les équipements alpins. Reste à savoir qui seront les fournisseurs, a-t-il dit.

Parmi les spécialistes français du secteur neige soucieux de vanter leurs compétences aux organisateurs russes figurent le fabricant de neige artificielle Johnson Control Neige, basé près de Lyon, ou encore la société Montagne et neige développement, PME franco-italienne de la région de Chambéry. Cette dernière annonce d’ailleurs avoir remporté le marché du système de prévention des avalanches pour Sotchi.