Le rendez-vous pour l’échafaud est pris, mais il n’est pas pour tout de suite. Tom Walkinshaw, patron de l’écurie Arrows, est parvenu à débloquer la situation avec Cosworth (Ford) pour participer au Grand Prix de Grande-Bretagne. Le patron de TWR a versé lui-même l’argent pour s’acquitter de la somme exigée pour l’usage des moteurs de Cosworth, soit 4,8 millions d’euros.

Le paiement de cette échéance offre un sursis à Arrows. Mais l’avenir de l’équipe n’en est pas assuré pour autant. Dès la semaine prochaine, des négociations reprendront pour tenter de sortir Arrows d’une situation financière critique depuis de longs mois. Il existe quatre possibilités de reprise, a expliqué Tom Walkinshaw, samedi à Silverstone.

La société Red Bull et Craig Pollock, le manager de Jacques Villeneuve et fondateur de l’écurie BAR, sont ainsi intéressés. Walkinshaw avait d’ailleurs tenté de conclure un accord avec la firme américaine de boissons, accord que la Haute cour de Londres avait rejeté jeudi, le qualifiant de malhonnête. Le juge a effectivement refusé le seul accord qui aurait sauvé Arrows et assuré son futur, a déclaré Walkinshaw. Je considère qu’il y a eu ingérence dans la gestion de l’équipe, ce que nous allons tenter de démontrer. Le patron d’Arrows s’insurge également contre la malhonnêteté invoquée par le juge. Ce n’est pas vrai, a dit Walkinshaw. Il y a des faits importants que Morgan Grenfell ne nous a pas autorisés à rendre publics. Ce n’est pas un secret, Arrows cherche un nouvel investisseur depuis longtemps, a-t-il poursuivi. Morgan Grenfell a refusé toutes les demandes d’aide et c’est uniquement l’argent apporté par ma société TWR et moi-même qui permet à Arrows d’exister encore.