Guido Rossi estime qu’il peut cumuler

Guido Rossi, commissaire extraordinaire de la Fédération italienne de football (FIGC), qui a été appelé à la tête de Telecom Italia vendredi, a estimé samedi que les deux fonctions étaient compatibles, révèle l’agence italienne Ansa.

Selon Ansa, c’est ce que Guido Rossi a expliqué au téléphone dans la matinée de samedi à Gianni Petrucci, président du Comité national olympique italien (Coni), puis à Giovanna Melandri, la ministre des Sports.

Il a cependant ajouté que la décision de le maintenir ou non à la tête de la FIGC relevait du Coni, devant lequel il sera entendu mardi.

Rossi a également expliqué à ses deux interlocuteurs que la soudaineté de sa nomination à la tête de Telecom Italia, qui avait grandement surpris l’ensemble des dirigeants sportifs, avait été dictée par la rapidité des événements.

Toujours selon Ansa, Gianni Petrucci avait confié dès vendredi soir à Giovanna Melandri, peu après l’annonce de la nomination de Guido Rossi: J’attends des éclaircissements dans les heures prochaines avec le professeur Rossi.

Au cours de la matinée, le professeur Guido Rossi a eu une série de rencontres et d’entretiens importants, en particulier avec les plus hauts dirigeants du sport italien, la ministre Giovanna Melandri et le président du Coni Giovanni Petrucci, a confirmé peu après la FIGC dans un communiqué.

Rossi a confirmé à ses vice-commissaires ainsi qu’à ses plus proches collaborateurs à la FIGC qu’il entendait, comme cela était déjà prévu, de se présenter devant la Commission exécutive du Coni mardi prochain, poursuit le communiqué.

Tensions

L’objectif est de faire le point sur les activités passées et de soumettre à l’attention du Coni les grandes lignes des réformes déjà déterminées et le travail à venir des prochaines semaines, conclut la Fédération.

Par ailleurs, selon Ansa, Rossi a rejeté tout conflit d’intérêt s’il devait cumuler les deux fonctions. Telecom Italia, via ses activités de téléphonie mobile TIM, est en effet parraineur des Championnats d’Italie de 1re et 2e divisions. Mais, selon Rossi, cela ne concernerait pas la FIGC, tout ce qui concerne l’activité commerciale des clubs relevant de la compétence exclusive de la Ligue des clubs professionnels (LegaCalcio).

Enfin, en ce qui concerne son degré d’engagement dans la Fédération, Rossi aurait fait remarquer que son rôle était d’impulser une politique, tandis que tout ce qui relevait de l’opérationnel était confié à ses quatre vice-commissaires, et en particulier Vito Gamberale et Paolo Nicoletti.

Guido Rossi, 75 ans, a été nommé à la tête de Telecom Italia à la suite de la démission surprise du président Marco Tronchetti Provera. Le juriste, souvent présenté comme l’homme des situations difficiles avait déjà présidé le groupe de télécommunications en 1997, menant à bien sa privatisation.

Il aura la lourde tâche d’apaiser les tensions avec le gouvernement et de redonner confiance aux investisseurs, échaudés par des soubresauts nés d’un revirement stratégique brutal.

En mai 2006, les instances olympiques italiennes l’avaient nommé commissaire extraordinaire de la FIGC afin d’entamer la réforme du football italien, fortement secoué par le scandale des matches truqués du Calcio.

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