Le Comité international olympique (CIO) dévoile l’identité des neuf nouveaux membres qui doivent être élus en octobre. Alors que le CIO veut envoyer « un signal » en faveur de la défense des droits des femmes, avec trois femmes en lice, les présidents de la FIFA et l’IAAF, Gianni Infantino et Sebastian Coe, ne figurent pas sur cette liste.

Une Afghane, Samira Asghari, figure parmi cette liste. Membre du Conseil olympique asiatique, Samira Asghari, 24 ans, « est une jeune femme très active pour la promotion des droits des femmes à pratiquer le sport en Afghanistan », explique Thomas Bach, président du CIO. « Par cette nomination, nous voulions envoyer un signal non seulement aux femmes et aux hommes d’Afghanistan mais aussi vers tous ces pays où les femmes font face à de sérieux obstacles pour pratiquer un sport », ajoute-t-il. Les deux autres femmes sont Daina Gudzineviciute, présidente du Comité olympique de Lituanie et Felicite Rwemarika, 1re vice-président du Comité olympique du Rwanda.

Le Japonais Morinari Watanabe, président de la Fédération internationale de gymnastique (FIG), a également été retenu tout comme le Brésilien Andrew Parsons, à la tête du Comité international paralympique (IPC). L’Italien Giovanni Malago, président de son Comité national olympique italien, rejoindra le CIO alors que l’Italie devrait présenter une candidature aux Jeux olympiques d’hiver 2026. Les trois autres hommes sont Camilo Perez Lopez Moreira, patron du CNO du Paraguay, William Frederick Blick, président du CNO d’Ouganda et le Prince Jygyel Ugyen Wangchuck, président du CNO du Bhoutan.

Alors que leurs prédécesseurs Sapp Blatter et Lamine Diack ont longtemps siégé au CIO, avant d’être rattrapés par des scandales de corruption, l’Italo-Suisse Gianni Infantino, à la tête de la FIFA et le Britannique Sebastian Coe, patron de l’IAAF, ne figurent pas sur cette liste. Rien de plus normal selon le président du CIO. Pour les deux hommes, « nous nous approchons rapidement de leur période de réélection », explique Bach. Infantino briguera ainsi un second mandat en juin prochain lors d’un congrès de la FIFA à Paris, en marge de la Coupe du monde féminine de football. « Le CIO ne voulait pas donner l’impression de vouloir interférer dans la campagne pour l’élection de l’an prochain. De plus, nous avons convenu avec Seb (Coe) qu’il avait d’autres priorités dans l’immédiat qui sont de mettre en place les réformes qu’il a lancées à l’IAAF », ajoute Thomas Bach.

L’entrée de ces neuf nouveaux membres sera avalisée en octobre lors d’une session du CIO à Buenos Aires (Argentine), avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires. Le CIO qui compte actuellement 97 membres actifs, en comptera 106 après sa session d’octobre.

Comment sont sélectionnés les candidats ?
Cinq de ces neuf candidats, trois femmes et deux hommes, le seront au titre de membres individuels. Dans le droit fil de l’Agenda Olympique 2020, la commission pour l’élection des membres du CIO, placée sous la présidence de S.A.R. la Princesse Royale, a proposé à la commission exécutive une liste de candidats, « selon un processus de recrutement ciblé, guidé par un ensemble de critères spécifiques ». Quatre neuf nouveaux membres proposés sont des représentants des composantes du Mouvement olympique : les Comités Nationaux Olympiques (CNO), les Fédérations Internationales (FI) et les organisations reconnues par le CIO. Ces quatre personnes ont été choisies « en étroite consultation » avec l’Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) et l’Association des fédérations internationales des sports olympiques d’été (ASOIF).

Les candidatures de tous les membres proposés sont examinées par la commission d’éthique du CIO, laquelle effectue des vérifications quant à leur intégrité.