Présent sur le colloque « Repenser les industries du sport face aux mutations de leurs marchés », le 9 juin dernier, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé le lancement de l’Observatoire de l’économie du sport (OES).

A la veille du coup d’envoi de l’Euro 2016, le ministre a voulu souligner l’engagement du ministère en charge des sports pour développer ce secteur d’activité économique alors que le poids du sport dans le produit intérieur brut approche 2% en France. Les grands événements sportifs accueillis dans notre pays sont également considérés comme des accélérateurs pour le développement économique et l’emploi local. En mars dernier, Patrick Kanner lançait, avec Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, le contrat de filière de l’économie du sport pour structurer ce secteur et permettre aux entreprises françaises de prendre part à la croissance générée par l’économie du sport au niveau mondial. Outre l’annonce de la création d’un prix des travaux universitaires en économie du sport, le ministre a profité de son intervention lors de ce colloque pour officialiser le lancement d’un Observatoire de l’économie du sport (OES), déjà effectif dans les faits depuis la fin de l’année 2015.

L’OES doit réunir les meilleurs outils d’analyse pour évaluer précisément l’impact du sport pour notre économie et de créer des relations plus étroites entre les acteurs publics et privés promoteurs des études et de mettre en commun leurs données et informations économiques basés sur plusieurs indicateurs clés : dépenses, sportainment, événements, équipements, pratiques, export, RH, etc. L’OES est doté d’un Conseil scientifique – neuf experts et universitaires – ayant pour mission la supervision, l’évaluation et la validation des projets d’étude en cours. Ce conseil scientifique est présidé par l’économiste français Wladimir Andreff.

Pour 2016, les priorités se concentreront d’une part, sur l’étude des interactions entre le sport, la santé, et les finances publiques, d’autre part, sur l’identification des opportunités d’affaires sur quelques marchés prioritaires du sport à l’export.