France Télévisions a réalisé pendant les Jeux Olympiques de Londres une part d’audience de 42,6% en moyenne, un niveau exceptionnel pour cette période.

Sur les 16 jours de la compétition, ce sont près de 39 millions de personnes qui ont regardé au moins une heure les épreuves olympiques, selon les chiffres Médiamétrie, avec près de 300 heures de retransmissions sur les chaînes publiques. Sur cette période, France 2 a réalisé 22,2% de part d’audience, un niveau qu’elle n’avait pas atteint depuis 2006 ! Quant à France 3, avec 15,5% de part d’audience, elle réalise un score inédit depuis 2008. En 2008, les Jeux de Pékin avait réuni 2,3 millions de téléspectateurs en moyenne l’après-midi, avec 27% de part d’audience. Mais cette année plus de problème de décalage horaire, notamment pour le prime time.

Des records d’audience ont été atteint à plusieurs reprises en soirée, avec notamment les finales du 100 et du 200 mètres, consacrant Usain Bolt, regardées respectivement par 9,6 et 9.3 millions de téléspectateurs. Les finales de natation ont également rassemblé environ 9 millions de téléspectateurs devant le petit écran. Pour la première fois de son histoire, France 2 est même passé devant TF1 au cours de la semaine du 30 juillet au 5 août avec 22,7 % de part d’audience. C’était le côté pile de la médaille. Côté face, les droits de retransmission (55 millions d’euros) et les coûts de production (10 millions d’euros) n’ont pas été rentabilisés. Daniel Bilalian, directeur des Sports de France Télévisions, savait que le service public ne pourrait pas équilibrer ses comptes sur l’opération, mais il escomptait amortir 45% des coûts avec la publicité et à la vente de droits de diffusion comme à beIN Sport pour le tournoi de basket-ball. Malgré des audiences records, les recettes n’ont pas suivi. La publicité lors des Jeux a rapporté 6 millions d’euros. Une somme qui s’entend brut, c’est-à-dire hors remises commerciales pour les fidèles annonceurs. C’est moins, et même beaucoup moins, que les recettes tirées des Jeux olympiques d’Athènes en 2004, programmés comme Londres sans décalage horaire. Il y a huit ans, France Télévisions publicité avait retiré 16 millions d’euros de la diffusion de l’événement. A cela, deux raisons facile à comprendre. La crise économiquement a considérablement freiné les investissements. L’autre raison est législative. France Télévisions ne pouvant pas diffuser de la publicité après vingt heures, il n’a pas été possible sur maximiser l’engouement autour des finales du sprint, toujours programmées en soirée, alors même que France Télévisions n’avait pas à souffrir de la concurrence comme il y a huit ans avec Canal+. Heureusement, le parrainage, non soumis à la même restriction, a compensé une partie des pertes avec 8 millions d’euros de recettes brutes (contre 4,5 millions à Athènes).
La cérémonie de clôture leader sur TF1

Pour la clôture des JO, dont la cérémonie était retransmise en direct par TF1, la Une a été regardée dimanche par 5,1 millions de téléspectateurs, soit 40% de part d’audience avec un pic à 6,5 millions de téléspectateurs.