Une décision de la cour de cassation remet de nouveau en question l’existence du golf de Vidauban, dans le Var, situé dans une zone naturelle protégée et objet d’un bras de fer depuis plus de 20 ans entre promoteurs immobiliers et défenseurs de l’environnement.

Dans un arrêt rendu début juillet, la cour de cassation a annulé un jugement de la cour d’appel d’Aix-en-Provence de septembre 2007 autorisant le maintien de ce golf contesté, situé dans le périmètre Natura 2000, et inclus dans une ZNIEFF (Zone d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique). La cour de cassation a estimé que la décision de la cour d’appel n’avait pas de base légale car celle-ci n’a pas cherché à savoir si la SARL Les greens de Vidauban, acheteur du site en 1998, n’avait pas en connaissance de cause continué à bénéficier des défrichements illégaux opérés par les précédents propriétaires.

Résultat, l’affaire devrait être rejugée par la cour d’appel sur la base d’un jugement de première instance datant de mars 2004 condamnant les propriétaires de ce golf et d’une quinzaine de villas attenantes à remettre le site en l’état initial.

Le dossier du golf de Vidauban est devenu au fil des années un des combats emblématiques des défenseurs de l’environnement de la Côte d’Azur. A l’origine, en mars 1977, le projet prévoyait par arrêté ministériel la création d’une zone d’aménagement concerté de 1.100 hectares, comprenant la réalisation de trois golfs de 18 trous, 2.000 logements ou villas, 300 chambres d’hôtels et deux centres de loisirs. A la suite d’une série d’actions en justice, ce projet n’a jamais vu le jour, hormis un des golfs et son hameau de maisons. En 2006, pour se conformer à une décision judiciaire, la commune de Vidauban a annulé le projet de ZAC.