Des mesures visant à accompagner et pénétrer les quartiers sensibles devraient être annoncées mercredi par le gouvernement français en réaction aux sifflets contre la Marseillaise, annonce le secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte.

Le fait de siffler la Marseillaise montre qu’il y a un problème dans les quartiers. Ça montre qu’il y a une crise identitaire au niveau des jeunes et c’est pour ça que je vais faire des propositions mercredi qui vont dans le sens d’aider, d’accompagner et de pénétrer ces quartiers, a dit Bernard Laporte à l’AFP, en marge d’une rencontre avec une soixantaine d’expatriés à Montréal. Il s’agit d’un ensemble de mesures en faveur de la discrimination positive telle que défendue par le président (Nicolas) Sarkozy, a précisé un proche collaborateur du secrétaire d’Etat.

On a pris des décisions fermes et définitives. Au moins, c’est bien qu’ont les aient prises, a dit M. Laporte. L’ancien sélectionneur de l’équipe de France de rugby s’est attiré les foudres de l’opposition et d’une partie du milieu sportif depuis sa proposition de ne plus jouer à Paris les matches contre les pays du Maghreb au Stade de France. Selon lui, les risques que la Marseillaise soit conspuée seraient moindres en province.

Le football est pris en otage par le monde politique, avait déclaré vendredi au journal Le Monde le président de l’UEFA (Association européenne de football), Michel Platini. Moi, je dis que chacun reste à sa place, a répondu Laporte. Je comprends Michel Platini, pour lequel j’ai beaucoup de respect, que ce soit pour le joueur ou pour le dirigeant qu’il est. (…) Mais siffler une Marseillaise, c’est passible dans le code pénal de 7.500 euros d’amende et de six mois d’emprisonnement. Ça, ce n’est pas le président de l’UEFA qui peut le faire. Que chacun soit dans son périmètre, a ajouté le secrétaire d’Etat aux Sports.