La décision relève de l’inédit. Le Paris FC (Ligue 2), après avoir saisi le CNOSF, renonce à la victoire gagnée sur tapis vert face au Gazélec d’Ajaccio. Le résultat de la première journée (1-1) sur le terrain -obtenu du côté corse avec un joueur suspendu- est donc entériné. Dans un courrier adressé à la LFP, le président Pierre Ferracci reconnaît que cette décision peut paraître « surprenante » et « difficilement compréhensible ». Mais il pointe aussi « la gestion chaotique » de ce dossier par la LFP. « Moi, j’ai tenu mes engagements, la Ligue n’a pas tenu les siens, explique au Parisien le président du Paris FC. On a dû faire un choix entre la proposition du CNOSF de nous donner match gagné et perdu au Gazélec, et l’engagement qu’on avait pris auprès du club corse de respecter la procédure qui nous avait été proposée par la LFP. Depuis le début on défend le 3 + 1 (3 points pour le PFC, 1 pour le Gazélec, ndlr). Bien sûr, on sait que ce n’est pas réglementaire. Mais valider un résultat avec un joueur qui est suspendu, ne l’est pas non plus…» Le président du PFC, né en Corse, n’a jamais caché ses « liens amicaux » avec le Gazélec. « Mais on aurait agi de la même façon avec un autre club », précise-t-il.

A l’origine, il était reproché au club corse d’avoir aligné le 27 juillet Aaron Boupendza qui devait encore purger un match de suspension hérité de la saison passée quand il évoluait en National avec le Pau FC. Ironie de l’histoire, non seulement Boupendza est entré en cours de partie le 27 juillet, mais il a été exclu dans les arrêts de jeu pour un 2e avertissement.