L’EA Guingamp, à l’issue d’une assemblée générale, acte l’ouverture du capital via une augmentation du capital et l’entrée de nouveaux actionnaires. L’objectif en début de saison était de passer de 83 actionnaires à 120, avec une levée de fonds d’un million d’euros, explique le président Bertrand Desplat. Finalement, nous en aurons désormais 141 – des représentants d’entreprises locales – et on va lever un peu plus de 1,3 million d’euros (packs de 10 024 euros), ce qui renforce notre identité régionale. On va donc disposer de 6,5 millions d’euros de fonds propres, alors qu’ils n’étaient que de 2,4 en juin 2011, quand on est remontés en L 2.

Le président costarmoricain y voit une belle marque de confiance : Si l’En Avant sait s’unir dans les grands moments, il sait surtout se souder dans les moments difficiles.

Un changement de statut

Outre qu’il n’est pas adhérent au nouveau syndicat des clubs (Première Ligue), Guingamp a la particularité d’avoir un capital éclaté, et détenu par une multitude d’actionnaires. Un modèle économique unique en France qui dure depuis 2003. L’association En Avant de Guingamp possède une partie du capital. Le reste est détenu par des entrepreneurs locaux. Jusqu’à la saison dernière, ces patrons étaient 83 à détenir des parts dans le club. Ils sont aujourd’hui 141.

Société anonyme sportive professionnelle (SASP), le club a décidé de changer de statut. Fini la SASP, place au régime de la Société anonyme (SA).

Avec cette augmentation du capital, le club, actuellement à la lutte pour ne pas retourner en Ligue 2, vise un objectif d’ici la fin de cette saison : Être dans le top 3 des clubs concurrents d’En Avant, c’est-à-dire ceux qui évoluent entre la 10e place de Ligue 1 et la 10e de Ligue 2, explique Bertrand Desplat.