Dix-neuf clubs de Ligue 1 ont créé un syndicat autonome, appelé Première Ligue. Une référence explicite à la toute puissante Premier League anglaise.

Ce syndicat est présidé par le président de Saint-Etienne Bernard Caïazzo avec quatre vice-présidents dont les patrons de Lyon Jean-Michel Aulas et du Paris SG Nasser Al-Khelaifi. Seul le club de Guingamp (présidé par le gendre de Noël Le Graët, président de la FFF) manque à l’appel parmi les formations de l’élite.

Le nouveau syndicat explique avoir vocation à représenter les clubs de Ligue 1 et à œuvrer aux réformes nécessaires pour assurer le succès du football professionnel français, dans une période économique très difficile et face à une concurrence européenne exacerbée. Nous continuerons notre contribution financière dans les mêmes termes de solidarité sur nos droits télévisés, indique son président à destination des clubs de L2. Nous considérons les clubs de Ligue 2 comme des alliés, mais pour des raisons de compétitivité européenne et de nécessité de réformes, pour combler le fossé qui existe avec les autres grands championnats, nous avons l’absolue nécessité d’aller vers une nouvelle gouvernance de notre football professionnel.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions au sein du football professionnel français avec en toile de fond la répartition des droits TV entre Ligue 1 et Ligue 2. Ces 19 clubs de Ligue 1 avaient démissionné le 11 août de l’UCPF, syndicat représentant jusque-là l’ensemble des clubs professionnels. Son président, Jean-Pierre Louvel, estime que cette annonce est une erreur stratégique pour l’avenir des clubs et leur donne une mauvaise image. Je n’en vois pas l’utilité, c’est un élément supplémentaire de confusion dans des discussions déjà compliquées, a-t-il réagi. C’est une erreur stratégique pour l’avenir des clubs et ça leur donne une mauvaise image. Un problème va se poser à la fin de la saison avec les équipes qui monteront en L1 et qui décideraient de ne pas adhérer à ce syndicat, et avec les clubs qui descendront, rappelant que l’UCPF, qui compte 24 adhérents, est le syndicat qui reste ancré dans toutes les commissions.