Domenico Scala, le président de la commission d’audit de la FIFA, proteste contre une mesure mise en place par le nouveau président Gianni Infantino. Il démissionne en contestant l’adoption d’une mesure remettant selon lui en cause l’indépendance de certains organes de l’institution chargés notamment d’enquêter sur des membres.

Lors du 66e congrès de la FIFA, le nouveau président Gianni Infantino a fait adopter un amendement qui transfère au gouvernement de la FIFA le pouvoir de nommer ou de démettre les présidents de la commission d’éthique ou d’audit, ce qui prive ces organes de leur indépendance et détruit l’un des acquis essentiels de la réforme, dénonce Domenico Scala.

Le congrès, qui rassemble l’ensemble des fédérations mondiales, a donné vendredi au conseil le pouvoir exclusif de nommer ou démettre de leurs fonctions les membres des organes de supervision indépendants, tels que la commission d’éthique, la commission des recours ou la commission d’audit et de conformité, explique Domenico Scala. Avec cette décision, il est possible pour le conseil, présidé par Gianni Infantino d’entraver des enquêtes contre des membres à tout moment, en démettant de leurs fonctions les membres des commissions ou en s’assurant de leur approbation à travers la menace de les renvoyer, dénonce Domenico Scala. Ces organes sont de fait privés de leur indépendance et menacés de devenir des auxiliaires de ceux qu’ils sont censés superviser, a-t-il encore estimé.

Domenico Scala se dit consterné par cette mesure car elle remet en cause un pilier central de la bonne gouvernance de la FIFA et détruit l’un des acquis essentiels des réformes. Pour cette raison, j’annonce ma démission immédiate de mon poste de président de la commission d’audit et de conformité de la FIFA.