Les candidats à l’organisation de l’Euro 2016 ont jusqu’au 9 mars 2009 pour manifester leur intérêt pour l’épreuve, a décidé jeudi le comité exécutif de l’UEFA, qui a également estimé que neuf stades seraient nécessaires pour une compétition que la France souhaite accueillir. Face aux difficultés logistiques rencontrées par la Pologne et l’Ukraine, pays hôtes de l’Euro 2012, l’UEFA a renforcé le rôle de la commission technique. Celle-ci aura ainsi le pouvoir d’éliminer des candidats sur des critères techniques et pourra établir une short list de trois ou quatre candidats à partir du 9 mars 2009. Les dossiers de candidature proprement dits devront ensuite parvenir à l’UEFA au plus tard le 15 février 2010.

La décision finale et le nom du pays organisateur de l’Euro 2016 seront connus le 27 mai 2010, à l’issue d’un Comité exécutif de l’UEFA.

Pour ce premier Euro à 24 équipes, le CE de l’UEFA a également pointé la nécessité pour le pays hôte de disposer de neuf enceintes. Il s’agira de stades avec des capacités de 30.000 à 50.000 places, a précisé Giorgio Marchetti, le directeur du département des compétitions de l’UEFA.

La France a déjà manifesté son intérêt pour l’organisation de l’Euro 2016 et avait lancé une commission Grands Stades, présidée par Philippe Séguin et chargée de réfléchir à la modernisation des enceintes sportives.

La commission Grands Stades Euro 2016 avait estimé dans son rapport, dévoilé le 24 novembre, qu’une rénovation a minima des stades empêcherait sûrement la réussite de la candidature française à l’Euro 2016, ajoutant que les équipements français en sont restés aux temps préhistoriques. Un simple ravaudage des stades existants, une rénovation a minima des enceintes entretiendraient peut-être l’illusion d’une candidature; ils empêcheraient sûrement sa réussite, a prévenu le rapport du président de la Cour des Comptes.