Les Allemands n’aiment pas avoir des dettes et le Bayern Munich le prouve une fois encore. Le club allemand vient de rembourser les 346 millions d’euros que coûte son Allianz Arena en seulement 9 ans et demi ! Soit 16 ans avant l’échéance prévue.

En 2005, on avait emprunté 346 millions d’euros sur 25 ans, soit jusqu’en 2030. Et voilà que le stade est payé en neuf ans et demi, se félicite Karl-Heinz Rummenigge, président du conseil d’administration du club bavarois et président de l’ECA, l’association européenne des clubs.

Comment le Bayern Munich a-t-il réussi cette performance dans un univers du football endetté ? Le champion d’Allemagne explique conduire une gestion rationnelle de ses investissements comme avec le transfert de l’attaquant du Borussia Dortmund, Marco Reus, pour 25 millions d’euros seulement grâce à une clause libératoire inscrite dans son contrat. Un prix défiant toute concurrence pour un international allemand.

Des sponsors-actionnaires

Le Bayern a bénéficié aussi au cours des dernières d’années de l’arrivée de partenaires-actionnaires. Récemment, l’assureur Allianz, qui donne son nom au stade, a déboursé 110 millions d’euros pour confirmer l’accord et devenir le troisième sponsor principal avec 8,33% des actions derrière l’équipementier Adidas (10%) et le constructeur automobile Audi (9,09%).

Ce n’est pas un secret de dire que nous avons franchi la barre du demi-milliard d’euros (de recettes) pour la saison 2013-2014 explique encore Karl-Heinz Rummenigge. Avec un stade qui affiche complet, le géant bavarois devrait dévoiler un chiffre d’affaires record de 528 millions d’euros lors de son assemblée générale le 28 novembre avec un résultat e 16,5 millions. Grâce au triplé historique (Ligue des champions, championnat, coupe d’Allemagne) réalisé lors de la saison 2012-2013, le club de Franck Ribéry avait dégagé un bénéfice après impôts de 14 millions d’euros. Au cours des prochaines années, le club bavarois verra sa situation financière s’améliorer encore avec la disparition de la charge du remboursement du stade.