Sepp Blatter, président de la Fédération internationale de football (Fifa), a présenté mardi l’arbitrage, sujet de plusieurs polémiques durant le Mondial-2010, comme le principal chantier du football, tout en répétant ses réserves à propos de la technologie pour aider les arbitres.

Le principal chantier dans le football actuellement, je l’avais déjà dit avant le Mondial-2010, c’est l’arbitrage, a expliqué M. Blatter sur le site internet de la Fédération allemande (DFB).

Fin octobre-début novembre, nous allons dévoiler notre projet pour les arbitres de haut niveau. Il y aura un rajeunissement (…) je suis par ailleurs pour la professionnalisation, même si je sais qu’il y a des avis contraires, a-t-il ajouté.

En ce qui concerne l’aide de moyens techniques, c’est plus compliqué. Chaque système doit être étudié attentivement en vue d’une éventuelle utilisation, a poursuivi M. Blatter.

Lors de la dernière Coupe du monde en Afrique du Sud, deux monumentales erreurs d’arbitrage ont fait couler beaucoup d’encre, apportant des arguments aux partisans de l’introduction de la vidéo.

En 8e de finale, le but de l’égalisation (à 2-2) fut refusé à l’Angleterre contre l’Allemagne, victorieuse finalement 4-1, alors que le ballon avait nettement franchi la ligne.

Quelques heures plus tard, l’ouverture du score fut accordée à l’Argentine contre le Mexique alors que Carlos Tevez était largement hors-jeu, comme l’a montré… le ralenti diffusé sur les écrans géants du stade, provoquant la colère des Mexicains, battus finalement (3-1), et des spectateurs.

Le président de la Fifa avait personnellement présenté ses excuses aux Anglais et aux Mexicains floués.