La construction à Décines-Charpieu (Rhône) du Grand Stade de l’Olympique lyonnais et du complexe de loisirs OL Land, projet dévoilé le 20 septembre, suscite autant d’espoirs chez le Grand Lyon et le club que d’opposition de la part des riverains.

C’est un enjeu pour le développement de notre agglomération et une formidable opportunité du développement du territoire, a affirmé à la presse le président du Grand Lyon, Gérard Collomb, également sénateur-maire (PS) de la ville, qui a fait valoir de nombreux arguments sur les facilités de transports en commun, de parkings relais et d’aménagements routiers qui seront favorisés par la construction du stade.

Toutefois, le coût supporté par les contribuables du département du Rhône reste à déterminer, hormis pour le Grand Lyon qui a estimé ses investissements entre 65 à 80 millions d’euros.

Le stade, d’une capacité de 60.000 places assises et couvertes, soit 20.000 places de plus qu’à Gerland où évolue l’OL depuis qu’il a été fondé en 1950, sera pour sa part financé par le club pour un montant évalué entre 250 à 300 millions d’euros.

Aucun représentant du SYTRAL (Syndicat des transports de l’agglomération lyonnaise), du conseil général ou encore de l’Etat, qui devront supporter le financement public de la desserte du complexe OL Land, n’étaient présents à la conférence de presse pour expliquer la contribution qu’ils entendent amener, sans augmenter la pression fiscale, à cet immense chantier.

Celui-ci suscite toujours la vive opposition de plusieurs associations de riverains qui estiment le coût global pour les collectivités publiques à entre 400 et 500 millions d’euros.

Elles dénoncent également les manoeuvres d’OL Groupe qui a invité ses supporteurs à se rendre massivement aux réunions publiques de concertation avec l’intention d’obtenir un plébiscite sur ce projet.