Après deux jours d’attente, Tony Estanguet a été élu, pour un mandat de huit ans, à la commission des athlètes du Comité international olympique (CIO), en compagnie de la Slovaque Danka Bartekova (tir), de l’Australien James Tomkins (aviron) et de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry (natation).

Danka Bartekova a été élue avec 2.295 voix sur les 6.924 voix exprimées, suivie de James Tomkins avec 1.802 voix. Kirsty Coventry a obtenu 1.797 voix et Tony Estanguet 1.779 voix. Le Français de 34 ans a donc arraché de justesse sa place auprès de l’instance de Lausanne. D’autant que parmi les deux athlètes candidats exclus, le Japonais Koji Murofushi, champion olympique du lancer du marteau, et le Taïwanais Mu-Yen Chu, spécialiste de taekwondo, le premier était, semble-t-il en tête du scrutin avant sa disqualification.

Le triple champion olympique rejoint les deux membres français du CIO, Jean-Claude Killy et Guy Drut. C’est pour lui le couronnement d’une campagne entamée il y a un peu plus de deux ans après la défaite du champion olympique 2006 de descente, Antoine Dénériaz, à Vancouver, pour le même poste. Un échec qui faisait écho à ceux précédents de David Douillet et d’Amélie Mauresmo.

Pour convaincre les autres athlètes de voter pour lui, Tony Estanguet a bénéficié de l’appui du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Une cellule autour du triple champion olympique a été monté autour de lui. Estanguet lui-même a rangé sa pagaie plus d’une fois pour se rendre aux Jeux olympiques de la jeunesse d’été à Singapour en 2010, et d’hiver à Innsbruck cette année. Ce serait un bon moyen de rester en contact avec la famille olympique, disait le céiste il y a quelques semaines, expliquant le sens de sa démarche. Parler aux membres du CIO comme à des pairs, ce n’est pas tout à fait la même chose que d’aller s’adresser à eux en +étranger+, continuait-il. Son élection est un moyen pour la France de restaurer un peu son image auprès de la même famille olympique après une série de revers dans ses dernières candidatures dont la dernière, Annecy 2018, s’est soldée par un fiasco.