Le Suisse Denis Oswald, l’un des six candidats à la présidence du Comité international olympique (CIO) – avec l’Allemand Thomas Bach, l’Ukrainien Sergeï Bubka, le Portoricain Richard Carrion, le Taïwainais Ching-kuo Wu et le Singapourien Ng Ser Miang -, dévoile son programme pour les JO, prônant notamment une réduction de la taille de certains sports pour permettre l’intégration au programme d’autres qui frappent à la porte.

L’approche que je fais est de ne pas se limiter à 28 sports. Je pense qu’on pourrait réduire la dimension de certains sports par exemple en tenant compte pas seulement de l’universalité de certains sports, mais de l’universalité des disciplines à travers les grands sports, a expliqué le président de la Fédération internationale d’aviron (FISA) lors d’une conférence de presse à Lausanne. Il y a certaines disciplines qui ne sont pas forcément universelles, où il n’y a que quelques pays qui peuvent faire des médailles et je pense que si on faisait une revue de cette manière là, on pourrait arriver à réduire le nombre d’épreuves, réduire le nombre d’athlètes, ce qui créerait de la place pour d’autres sports, a précisé l’ancien rameur, médaillé de bronze aux Jeux de 1968. Je ne veux pas prendre un sport en particulier, mais il y a des disciplines qui sont assez similaires et que le même athlète peut gagner, a-t-il ajouté.

Le Suisse n’a pas caché qu’il avait été surpris de la décision prise en février par ses collègues de la commission exécutive du CIO qui ont éliminé la lutte du programme central des JO de 2020, la condamnant ainsi à postuler de nouveau pour une place. C’est un sport de base qui ne nécessite pas beaucoup d’équipements, un sport qui est aussi naturel pour l’homme que de courir ou de lancer quelque chose. Que la Fédération – la FILA – n’avait pas fait les efforts qu’on attendait d’elle, c’est vraisemblable. Mais je pense qu’il y avait d’autres moyens de lui donner un avertissement qu’en l’excluant, a estimé l’ancien patron de l’Association des fédérations de sports olympiques d’été (ASOIF).

A l’heure où certains dirigeants ambitionnent de lancer toutes sortes de Jeux mondiaux, le Suisse estime que son expérience particulière peut lui permettre de réussir à maintenir l’unité du mouvement olympique, dont certaines composantes ont des intérêts bien différents. Je pense que les Jeux doivent rester uniques et que nous devons empêcher la naissance de manière un peu chaotique de toutes sortes de compétitions qui pourraient rentrer en concurrence, a-t-il fait valoir. Ces compétitions, si de manière réaliste pouvaient exister, ce dont je doute fortement, ne serait pas une véritable menace pour les Jeux, mais pourrait diminuer leur signification, diminuer leur prestige et pourrait créer des problèmes, selon lui.

Oswald plaide pour des solutions plus souples pour l’attribution des jeux Olympiques. Quant au CIO lui-même, il souhaite un rééquilibre entre la commission exécutive et les membres, en confiant à ceux-ci plus de responsabilités.
Il ne briguera pas l’AMA

Le Suisse ne briguera pas la présidence de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Les deux choses sont incompatibles. J’ai fait mon choix. Il n’est plus question pour moi d’être candidat à l’AMA, a-t-il expliqué.

L’avocat et professeur de droit était l’un de ceux qui étaient pressentis pour succéder à l’Australien John Fahey à la tête de l’Agence mi-novembre, d’autant plus que son prochain président sera issu du mouvement sportif comme le veut l’alternance entre les deux composantes de l’AMA, gouvernements et sports.

Le nouveau patron du CIO sera élu le 10 septembre à Buenos Aires (Argentine).