Serge Lecomte, président de la Fédération française d’équitation (FFE), est revenu vendredi sur le bilan décevant (aucune médaille) des jeux Olympiques de Londres, mais sans remettre en cause les compétences des cadres, avec un bémol néanmoins pour le concours complet.

S’il suffisait de couper les têtes pour progresser, nous pourrions être champions toutes catégories. Je suis plutôt enclin à garder des relations positives avec chacun pour mutualiser les savoir-faire, explique-t-il en conclusion d’un long communiqué présenté sous la forme de questions-réponses.

Le président fédéral estime en particulier que la 12e place de l’équipe de France de CSO, pourtant une des nations les plus citées pour le podium, ne relève en aucun cas d’un problème de fond.

J’ai le sentiment du devoir accompli, écrit-il ainsi, rappelant que les +vestes bleues+, vice-championnes du monde et d’Europe, se sont illustrées avant et après les JO. Ils auraient donc été victimes de la +glorieuse incertitude du sport+.

La 8e place en concours complet le chagrine beaucoup plus. Le manque d’investisseurs et le désengagement des institutions sont autant de raisons qui renforcent la difficulté de mettre en place une équipe en capacité de gagner une médaille et qui oblige à un véritable changement de cap dans cette discipline, souligne M. Lecomte.

Il juge durement les prestations en dressage (1er épreuve du triptyque). Et de souligner: Depuis quatre ans, j’ai régulièrement rappelé les progrès que nos cavaliers de complet doivent faire en dressage. Ils sont très insuffisants. Point par point, nous devons avoir des cavaliers et un encadrement qui nous démontrent leur capacité à faire des progrès. Alors qu’en CSO et en dressage, nous avons le sentiment du travail accompli, en concours complet, il manque des efforts visibles.

La place de Laurent Bousquet, entraîneur-sélectionneur du concours complet, semble dès lors la plus menacée.

En tout état de cause, M. Lecomte devra attendre les résultats de l’assemblée générale élective, le 6 décembre à Villepinte (Seine-Saint-Denis), pour donner, s’il est réélu, un nouveau cours à sa politique sportive. Le temps presse avec les Jeux équestres mondiaux (JEM) programmés du 24 août au 7 septembre 2014 en Normandie. Et où la France devra impérativement se parer de médailles.