Le syndicat des athlètes, présidé par le perchiste Romain Mesnil, souhaite que les candidats à la présidence de la Fédération française d’athlétisme (FFA) exposent à la famille de l’athlétisme un plan clair de restructuration et de communication.

Désireux de restaurer une image mise à mal aux Jeux par le comportement de quelques athlètes et cadres, le syndicat souligne dans un communiqué que la Ligue professionnelle (LNA, créée en 2006) est l’outil indispensable pour cette reconquête.

La Ligue professionnelle est l’outil qui doit nous permettre d’aller vers un système économiquement et socialement viable avec des athlètes qui véhiculent une image plus saine, précise le communiqué.

Joint par l’AFP, le décathlonien Romain Barras, secrétaire général du syndicat, estime que le problème de l’athlétisme français n’est pas le manque d’entraîneurs valables et de talents, mais la capacité à les regrouper dans des grosses structures.

Qu’est-ce qu’on offre aux jeunes, par rapport à la concurrence du football, du rugby? Il faudrait des centres de formation au sein de grands clubs régionaux qui attireraient les sponsors et les subventions des collectivités territoriales, avance Barras, 5e aux Jeux de Pékin.

Président sortant, Bernard Amsalem est candidat à sa succession lors de l’assemblée élective, le 6 décembre à Tours, face à Richard Descoux, ancien DTN, cadre technique et entraîneur de demi-fond.

Après des Jeux décevants et les soupçons de dopage concernant Mahiédine Mékhissi-Benabbad, seul médaillé français (argent sur 3.000 m steeple), M. Amsalem avait fustigé, début septembre, le milieu des cadres techniques.

Ils passent le temps à se réaliser à travers des rumeurs qu’ils font courir. Ils n’ont pas sorti de champion depuis dix ans. Il faut savoir que 75% des 52 athlètes sélectionnés à Pékin sont entraînés par des entraîneurs privés. Il faut que l’athlétisme s’ouvre vers l’extérieur, avait-il dit.