Le président de la Ligue nationale de basket-ball (LNB) René Le Goff a estimé que les choses bouge(aie)nt dans le basket français depuis la publication en 2004 du Livre Blanc contenant un état des lieux de la discipline.

Ce Livre Blanc avait été la première étape du projet de Nouvelle Ligue qui doit voir le jour en 2009 avec, selon le souhait du président Le Goff, de nouvelles appellations en remplacement de Pro A et Pro B. Vingt-quatre clubs candidats à la Nouvelle Ligue ont soutenu en mars 2006 un Grand Oral, devant un jury présidé par le vice-président de la LNB Philippe Restout.

Cette démarche a eu pour effet de provoquer une réflexion locale importante, a remarqué M. Le Goff. Depuis quelques mois il y a eu des réalisations concrètes comme la transformation des salles à Besançon et Toulon. Ce sont des signes tangibles que les choses bougent. On a vu beaucoup de réticences au départ, a-t-il reconnu. Mais tout le monde a compris que cette démarche était la seule valable pour permettre au basket français de rattraper le peloton européen.

Le niveau 1 de la Nouvelle Ligue sera composé de quatorze clubs: les dix premiers à l’issue de la saison ProA 2008-2009, qualifiés sur des critères sportifs à condition d’avoir le statut de société commerciale, et quatre autres invités sur des critères économiques. En cas d’égalité sur le plan économique, ces derniers seront départagés sur des critères sportifs.

Développement vertueux

Prônant un développement vertueux des clubs, la LNB va fixer une barre, accompagner les clubs et aider les meilleurs d’entre eux à la franchir, a expliqué Vincent Chaudel du cabinet de conseil INEUMconsulting, partenaire du projet.

Les clubs seront ensuite notés de A à E dans quatre grands domaines d’évaluation: organisation (10% de la note), finances, marketing et salle (chacun 30%), puis classés selon leur note finale par catégorie (1 à 8). Après synthèse des évaluations de 23 des 24 clubs candidats passés au Grand Oral (la LNB est en attente de nouveaux renseignements du Paris Basket Racing), seul Pau-Orthez se situerait en catégorie 2 tandis que Strasbourg, Dijon et Villeurbanne atteignent la catégorie 3.

Le président de la Direction nationale du Conseil et du Contrôle de Gestion (DNCCG) Cyrille Muller a ensuite dépeint une situation financière dégradée de la ProA à l’issue de la saison 2004-2005, des chiffres cumulés qui pâtissent des pertes connues par le PBR. Hormis un club, la situation nette s’améliore de façon significative (…) Cette évolution est en grande partie la conséquence des recapitalisations de plusieurs clubs, et dans une moindre mesure la conséquence de résultats bénéficiaires sur la saison, est-il précisé dans le livret des résultats financiers.