La Fédération internationale de lutte (Fila) a lancé une opération qui ressemble à celle de la dernière chance pour un sport menacé de disparition du programme des jeux Olympiques d’été dès 2020, en adoptant samedi à Moscou une série de nouvelles règles pour tenter de rendre la discipline plus attrayante.

Signe de l’urgence de la situation, ces nouvelles règles adoptées en congrès extraordinaire entreront en vigueur dès dimanche. Maintenant, il est temps de bouger. Nous ne pouvions pas aller de l’avant sans ce plan, a d’ailleurs déclaré le Serbe Nenad Lalovic, confirmé à l’unanimité dans son rôle de président par intérim de la Fila. Il a remplacé le Suisse Raphaël Martinetti, poussé à démissionner en février d’une présidence qu’il occupait depuis plus de dix ans après la décision du CIO de retirer la lutte du programme principal des Jeux d’été de 2020.

Les changements adoptés samedi, qui concernent tant la lutte libre que la gréco-romaine, sont destinés à favoriser l’attaque. Les combats se dérouleront en deux reprises de trois minutes, au lieu de trois de deux minutes. Les points seront cumulés et le vainqueur sera le lutteur ayant le plus grand nombre de points, alors que jusqu’à présent, c’était celui ayant gagné au moins deux des trois reprises. Un tombé sera récompensé de 2 points au lieu d’un. Alors qu’auparavant un lutteur pouvait pousser son adversaire en dehors du tapis, ils seront désormais incités à y rester, afin de conserver au combat toute son intensité. Autre incitation à l’attaque: si un lutteur est jugé trop passif, l’arbitre aura la possibilité de lui accorder 30 secondes pour marquer, au-delà desquelles un point sera donné à l’adversaire s’il n’y est pas parvenu.

Nous avons fait ce qu’il fallait dans notre lutte pour demeurer au sein de la famille olympique, a commenté Nenad Lalovic. Selon lui, ces nouvelles règles vont rendre son sport plus compréhensible pour les spectateurs.